DUNBURY

ou L'erreur du magicien.

Comme le bon vin, certains tours ont besoin de « mûrir » pour acquérir leurs lettres de noblesses et celui dont nous allons parler en est le parfait exemple.

Pour bien comprendre ce qui s’est passé, il faut carrément revenir aux sources. Et ceux qui fréquentent notre site ont appris (s’ils ne le savaient déjà) que c’est en 1392 que le jeu de cartes fut introduit en France.

Bien qu’étant au départ réservé au Roi, le jeu de cartes devint vite populaire et - c’était inévitable - on se mit à tricher et escroquer son prochain.

Songez qu’en moins de VINGT ans, les « jeux étaient faits » si l’on peut dire. Grâce à un article de Hjalmar, publié en 1997 dans la revue Arcane (N° 87 de juillet, page 16), nous apprenons par l’intermédiaire d’une lettre de rémission datée de 1408, qu’un groupe de tricheurs fut arrêté puis soumis à la torture pour avouer leur forfait, condamné au pilori et enfin banni du royaume de France. Rien que ça !

Et savez-vous quel était le moyen employé par ces mécréants ? Tout simplement le bonneteau.

Attention ! Pas celui à trois cartes universellement connu mais son ancêtre, celui à quatre cartes, toujours en vogue en 1785 lorsque Decremps en donna l’explication dans son livre Le testament de Jérôme Sharp (voir page 185 sous le titre Avis intéressant.).

On posait quatre cartes faces en bas sur la table après avoir montré leur face et il fallait suivre l’une d’entre elles. Grâce à ce bon vieux glissage, on était sûr de perdre.

Ainsi, dès le départ, la magie des cartes fut associée à la tricherie pour le meilleur et pour le pire car, à notre humble avis, nous n’en sommes pas encore vraiment sorti. Les clichés ont la vie dure !

D’après nos archives (O combien modestes), le passage de quatre à trois cartes apparaît au 19ème siècle. Dans le tome 1 de son livre Nouvelle magie blanche dévoilée publié en 1853, Ponsin décrit page 87 un effet intitulé :

Faire changer de place sur une table une carte que l’on montre en la posant.

Cette fois, on ne pose que trois cartes mais on utilise toujours la même passe. Cela ressemble à un tour mais inutile de se leurrer, c’est toujours le bonneteau... quoiqu’un peu plus loin, page 121, nous trouvons ceci :

Une carte ayant été pensée, en mettre trois des premières venues sur la table, et faire changer celle des trois qu’on choisira en la carte pensée.

C’est la même approche que pour le bonneteau. On utilise la même passe MAIS cette fois, nous avons enfin de la magie.

Après avoir fait choisir une carte, le magicien essaie de la retrouver et montre trois cartes qu’il pose ensuite faces en bas sur la table. Aucune n’est la bonne. Il demande alors au participant de choisir une des trois cartes et bien entendu, elle devient celle choisie.

Ce tour vous rappelle-t-il quelque chose ? Eh oui, c’est la version de base de ce qui deviendra l’excellent Partout et nulle part de J.N. Hofzinser.

Malheureusement, la version de Hofzinser est trop en avance pour le magicien moyen qui s’en tient au dérivé du bonneteau et, en 1912, dans la revue Magic de Stanyon, nous avons toujours le même tour (avec la même passe) sous le titre One of Three on Table, page 5 du numéro 1 du volume 13 d’octobre. Seule la présentation change, mais on sent toujours ce petit côté « je t’ai eu ! ». En fait, le tour fait toujours bâclé, est illogique et son final est « en eau de boudin » comme on ne dit plus aujourd’hui.

Heureusement, un certain Victor Farelli publie en 1933 un livre en deux parties intitulé Card Magic. Retenez bien son nom car en plus d’aimer la magie, il aime également l’histoire et a un sens artistique très développé. (La traduction de ce livre a été faite par Camille Gaultier, et à la mort de ce dernier, revue et arrangée par Maurice Sardina. André Mayette l’a publiée en 1937 sous le titre Les principes de la magie des cartes.)

Victor Farelli, né le 22 décembre 1888 à Dublin en Ireland et décédé le 12 mai 1955, était considéré comme un expert cartomane et un spécialiste du close-up (déjà !). Page 35 de la traduction française, pour présenter le tour qui fait l’objet de notre étude, il l’intitule Les trois paquets et débute de la façon suivante :

« C’est un très vieux tour décrit dans nombre d’ouvrages classiques. J’en donne ici l’explication pour deux raisons : fournir quelques indications relatives à une méthode d’exécution facile et harmonieuse, mais surtout parce qu’il sert d’excellente introduction à « L’Attrape Partagas » (Partages Sell) dont l’effet final est très surprenant et qui, je le pense sera une nouveauté pour les magiciens de langue anglaise. »

L’exécution facile consiste tout d’abord à éliminer le SDC au profit d’un contrôle à la coupe étonnamment moderne pour l’époque (mais réellement facile) et à un forçage final simple et de bon goût où l’utilisation d’un crayon enrichit la mise en scène mais, curieusement, le glissage est toujours utilisé. Puis il enchaîne comme promis L’Attrape Partagas.

« Cette expérience, comme son titre l’indique, est une attrape, un piège, et quoiqu’il soit souvent peu indiqué de se jouer des personnes qui ont payé pour avoir un spectacle, de pareils effets sont, par contre (ou en revanche, si vous voulez être un puriste.) très amusantes pour les réunions plus ou moins intimes. Quand on les présente avec la bonhomie indispensable, ils ne choquent jamais. Je conseille au lecteur de présenter Les trois paquets en guise d’introduction à la présente expérience. »

En voici la présentation :

Après le choix d’une carte, sa remise dans le jeu et un mélange de ce dernier, le prestidigitateur prie une personne de bien vouloir couper le jeu en trois parties. Il retire ensuite les trois cartes de face et les met sur un rang sur la table, comme pour l’effet précédent, mais les spectateurs remarquent que l’une d’elles est la carte choisie et croyant à une erreur de l’opérateur ils s’en amusent secrètement (*). Cependant le magicien sort la bonne carte du jeu et le retournement des trois cartes montre qu’elles sont quelconques. On n’emploie aucune carte en double.

(*) A condition d’avoir prévenu les spectateurs de ne donner aucune indication car « Si on omet ceci, on peut être sûr qu’un niais bienveillant viendra gâter l’expérience en affirmant qu’on a déjà déposé sur la table la carte choisie. J’ai exécuté cet effet pendant vingt-cinq ans environ et vous pouvez m’en croire. »

Nous pensons que maintenant, vous devez être sur un terrain connu mais ne pensez pas que la dramatisation de l’effet original est née en 1933 car, soucieux de citer ses sources s’il y a lieu, Farelli termine par cette remarque :

« Il n’est pas à ma connaissance pour le travail de près (close-up), de tour plus étonnant que celui-ci et je n’ai jamais manqué - pas une fois - d’en tirer une grosse sensation en l’exécutant. Je n’ai jamais cessé de le présenter depuis qu’en ma prime jeunesse, la démonstration m’en fut faite en Espagne par le Senor (Je ne sais pas mettre le tilde sur le N. PB) Partagas, son créateur. »

Attendu que Farelli est né en 1888, sa prime jeunesse se situe entre 1900 et 1910. Et qui sait, Partagas est peut-être un des précurseurs de l’école espagnole. Mais à part cela, est-ce pour autant que tous les magiciens s’emparèrent de cette version pour la présenter jusqu’à plus soif ? Eh bien non ! Car il faut attendre 1940 pour que Charlie Miller présente sa version dans Expert Card Technique de Jean Hugard et Frederick Braue, page 350 sous le titre The Dunbury Delusion. (Vous en trouverez la traduction dans La technique moderne aux cartes, traduit en 1955 par Maurice Sardina, page 342 sous le titre La fausse illusion.).

Et à partir de là, tout va changer (du moins pour les bons cartomanes) car Miller réussit à se débarrasser de ce sacré glissage. D’un autre côté, le prix à payer en est lourd car même s’il invente pour cela le Drop Sleight (filage au tomber) qui n’est pas trop difficile à maîtriser, il faut également savoir donner en second, ce qui n’est pas à la portée de tout le monde. Mais qu’importe, le tour vient d’acquérir ses lettres de noblesse et petit à petit, les grands cartomanes vont s’en emparer.

Mais comme dit le proverbe « Chi va piano, va sano » (que de mauvaise langues ont attribué à Frédéric Chopin... Allez savoir pourquoi...), ils mirent un certain temps.

Un des premiers présenta sa variante en s’excusant de ne pas être capable de se servir du tour de Charlie Miller. Il s’appelait Edgar Heyl (plus connu par les collectionneurs pour avoir fait paraître en 1963 un livre intitulé Conjuring Books 1580-1885 et Cues for Collectors en 1964) et son tour fut publié dans The Sphinx, Vol. 45, N° 8, octobre 1946, page 238 sous le titre The Dunbury Delusion Done Over.

Sa simplification reprenait tout d’abord la seconde version expliquée par Hugard dans ECT pour le placement de la carte choisie et il n’utilisait en fait que deux cartes indicatrices et une LD, plus un glimpse.

Devant le peu de réactions vis à vis de la version de Charlie Miller, Jean Hugard et Fred Braue récidivèrent d’une part dans Showstoppers with Cards (1948), page 9 avec la version de Braue intitulée Dunbury Delusion et d’autre part dans Royal Road to Card Magic (1948) avec une variante intéressante intitulée Four of a Kind, page 213, dans laquelle on justifie le titre en présentant au spectateur un carré (croyant par exemple qu’il a choisi un As) et en transformant la carte qu’il veut (apparemment) en la sienne. (Vous en trouverez la traduction par Pierre Lanoë dans La magie des cartes (1951), page 62 sous le titre L’observation à l’épreuve.)

Puis Bill Simon présenta sa version intitulée Danbury Delusion (Si, si, DANbury. Il n’y a pas d’erreur) en 1952 dans son excellent livre intitulé Effective Card Magic. Comme il l’écrit lui-même, il ne fit que de légères modifications « pour être plus à l’aise » dans l’exécution du tour expliqué par Charlie Miller.

En 1953, Harry Franke présente sa version dans The Linking Ring, Vol. 33, N° 2 d’avril, page 54, sous le titre « Franke’s Confusion ».Et effectivement, sa variante peut prêter à confusion. Pour résumer, disons qu’après avoir montré les cartes indicatrices, celle qu’il présente au rang correspondant n’est pas celle choisie. Le spectateur retourne donc celle sur la table qu’il pense être la sienne. C’est devenue une carte blanche. Pendant ce temps, le magus en profite pour effectuer un filage du dessous afin de révéler la bonne carte. Tout ceci est-il bien raisonnable ? Nous vous laissons juger par vous-même.

Puis en 1957, devinez qui intervient ? Comment ?... Edward Marlo ? Ah ! Ah ! Nous constatons que vous êtes de plus en plus nombreux à nous regarder... pardon ! A nous lire. Eh bien oui ! C’est lui. Au chapitre The Tabled Palm de Revolutionary Card Technique, page 19, pour illustrer l’empalmage sur table, il reprend divers classiques, dont celui qui nous intéresse, qu’il intitule Sell or Delusion. Dans cette version, il n’y a que deux cartes indicatrices et pour la révélation de la carte, il utilise une variante d’une passe nommée le Veneri Turn, décrit dans Card Magic de V. Farelli.

En 1960, dans The Linking Ring, Vol. 60, N° 11 de janvier, page 65, John Braun fait une partie de l’historique de ce tour et présente sa version intitulée By the Power of Three en expliquant que l’on peut toujours simplifier mais que c’est au détriment de la version originale de Charlie Miller.

La même année, au chapitre Seconds, Centers and Bottoms de RCT, Marlo récidive, cette fois pour illustrer les fausses donnes, en présentant deux nouvelles variantes :

Page 86, Streamlined Dunbury Delusion. On utilise un dérivé du Filage au Tomber (qui est en fait un Enlevage), deux cartes indicatrices et une donne du dessous.

Page 104, The Expert Dunbury. Et là, Marlo ne ment pas car il faut savoir faire une donne du milieu.

Dans ce deuxième effet, Marlo fait cette remarque judicieuse :

« Les cartomanes qui présentent l’effet Dunbury Delusion annoncent en général (pour les trois cartes indicatrices) la famille, la valeur et la position. Dans cette version, j’ai décidé de substituer la couleur (rouge ou noire) à la famille. Voici pourquoi : Supposons que la carte choisie soit le Cinq de carreau. Vous retournez donc tout d’abord le Cinq de carreau et vous dites : « Votre carte est un carreau. » (Dans la version classique de Miller, la carte choisie est retournée en premier). Supposons maintenant que vous retourniez ensuite un Cinq ! De toute évidence, vous vous retrouvez dans une situation embarrassante dans la mesure où vous êtes pratiquement obligé de nommer la carte choisie et, de ce fait, le tour est terminé...quoique dans un pareil cas, j’ai vu des cartomanes bredouiller une remarque incohérente et poursuivre le tour jusqu’à la fin. Alors que si vous annoncez : « Votre carte est rouge », vous pouvez enchaîner simplement en disant : « Et c’est un Cinq rouge. » Vous remarquerez que, dans ce cas, le public est amené à croire que vous pensez peut-être à l’autre Cinq rouge, celui de cœur et pas forcément au Cinq de carreau que vous venez de montrer. Ainsi la logique est sauve et cela vous permet de continuer tranquillement votre effet jusqu’à son dénouement. Le seul ennui serait que la troisième carte soit effectivement le Cinq de cœur. Mais pas vraiment, car il vous suffit de répliquer immédiatement : « J’avais raison, c’est bien un Cinq rouge. Maintenant, la question est de savoir lequel. Pour le savoir, je vais utiliser la valeur de cette carte pour prendre dans le jeu celle dont le rang correspond à ce nombre et elle m’indiquera la famille. » Ce disant, vous retournez la carte indiquant la position face en bas sur le jeu et vous distribuez jusqu’au nombre annoncé en récupérant le Cinq de carreau. Vous maintenez la carte face vers vous en disant : « C’est un carreau. Donc, cela ne fait aucun doute que votre carte est le Cinq de carreau. C’est exact ? » Lorsque le spectateur confirme, vous concluez : « C’est bien ce que je pensais. Le Cinq de carreau. » Et vous montrez la carte que vous tenez. »

Puis, en 1962, dans sa brochure intitulée Tilt ! (qui a fait couler beaucoup d’encre car on lui a reproché d’avoir “volé” cette idée à Dai Vernon alors que dans son introduction, Marlo avait honnêtement écrit : “In the usual procedure of establishing my notes with other reputable card men, I was informed that Dai Vernon had independently thought of the Single Card Tilt and also preceded me by several months. Also that using the Single Card Tilt and placing four Aces under it was independently thought of by Ken Krenzel and Howard Schwartzman, both of New York, in June of 1961. As I had already stated my own thoughts were evolved as detailed under MORE BLUFF SHIFTS and if I were like some other creative gentry, who completely ignore ideas already established or in print for years or the fact that something or someone sparked their own thinking, I could have done the same but I’d rather not run with the pack.”(1)), il nous présente, page 26, une application du Tilt avec l’effet intitulé Tilted Dunbury.

(1) Une nouvelle fois, on reproche aux auteurs qui citent leurs sources de s’être approprié la source en question ! Un comble...

En 1964, c’est Nick Trost qui s’y colle et explique sa version dans Cardman’s Secrets, Part 2, page 43, sous le titre désormais classique The Dunbury Delusion.

En 1968, Charlie Miller revient avec The Dunbury Delusion Improved, que Alton Sharpe publie dans son livre Expert Card Conjuring, page 49.

Frank Garcia enchaîne deux années de suite. En 1972 avec Danbury Delight (Garcia), page 28 du livre Million Dollar Card Secrets, et en 1973 avec Dave’s Delight (Dave Lederman), page 31 du livre Super Subtle Card Miracles. (Danbury Delight a été traduit par Richard Vollmer dans The very best of Frank Garcia, 1979, ETS, page 38, sous le même titre. Et dans le dernier DVD de Duvivier, From Old to New, sorti en 2006, ce dernier reprend l’idée de Dave Lederman dans Trois, l’indicateur de température où, en plus de la révélation de la carte choisie, on produit les quatre As.)

A partir de là, les évènements s’accélèrent avec la publication de versions personnels de différents cartomanes.

1973 - Divers Deceipts de William Zavis. « Dunbury Delunded », page 45

1976 - Marlo Magazine Vol. 1 de Edward Marlo. « Deep Dunbury », page 187 et « Quick Deep Dunbury », page 191.

1977 - Packet Switches, Vol. 5 de Karl Fulves. « And Counting » de Gene Maze, page 289.

1978 - Enfin une nouveauté ! Robert Walker créé Dunbury Sandwich. La carte en sandwich entre deux Dames par exemple, n’est pas celle choisie. Qu’importe, cette carte, disons un Roi transforme l’autre Dame en Roi et la carte qui se retrouve entre ces deux Rois devient celle choisie. Revue Sticks and Stones, Vol. 2, N° 20, page 2.

1979 - Dans la série Masters of Magic N° 1, Gary Ouellet propose une combinaison de « Magie dans les mains du spectateur associée à un effet de type Dunbury. » avec l’effet Finger on the Card.

1979 - Jon Racherbaumer y va de sa version dans le livre Cardmagic de Richard Kaufman (excellent livre au demeurant). Intitulée Make Mine Dunbury Well, elle est traduite par Richard Vollmer sous le titre Dunbury Delusion, dans Cardmagic (le titre original du livre a été conservé) publié en 1983.

1979 - Dans Sleight Unseen de Stephen Minch, c’est Martin Nash qui présente sa version intitulée Did-Dan Dunbury, page 412.

1979 - Dans Marlo Magazine Vol. 3, Marlo se déchaîne et propose pas moins de quatre versions, de la page 317 à 319.

1980 - Dans The Last Hieorphant, Jon Racherbaumer propose, page 63, la version de David Solomon de Dunbury Sandwich.

Comme 1979, 1982 est aussi une bonne année car voici ce qui avait été proposé :

Revue Genii, Vol. 46, N° 3 de mars, page 169, Delusion de Ron Bauer. 12ème Close-up Convention : John Mclachlin présente Dunbury Delusion avec des cartes jumbo. Compte rendu de Ron Zollweg dans Genii, Vol. 46, N° 7 de juillet, page 462. Revue Apocalypse, Vol. 5, N° 7 de juillet, page 654. Dunbury Sandwich To Go de Phil Goldstein (Max Maven). Revue The Playing Card, Vol. 10, N° 4, de mai, page 118. Reproduction de la lettre de rémission de 1408 dont nous avons parlé au début de cet article.

Petite accalmie jusqu’en 1988 où Marlo propose cinq nouvelles versions dans Marlo Magazine, Vol. 6, de la page 280 à 283 plus une application du Split Deal à l’effet Dunbury, page 1.

Cinq ans plus tard, Chad Long présente dans The Linking Ring, Vol. 73, N°1 de janvier 1993, page 94, sa version intitulée Dunbury Surprise. Pourquoi Surprise ? Parce qu’apparemment pas au courant que la carte choisie se trouve dans un groupe de trois cartes présenté au public, le magicien s’en sort en la faisait disparaître du petit paquet pour réapparaître face en haut dans le jeu.

La même année, Jerry Mentzer publie Fetchter : The Magic of Eddie Fechter, dans lequel on trouve page 123 une version de Eddie intitulée Eddie’s Dunbury.

1998 - Solomon’s Mind - The Card Mysteries of David Solomon écrit par Eugène Burger. Dave “revisite” le classique et intitule son tour Dunbury Delusion Revisited, page 48.

2000 - Card College, Vol. 4 de Roberto Giobbi. Cheop’s Dunbury Sandwich.

2003 - Tricks de David Ben. Page 46, Dunbury Drop.

Il existe sûrement d’autres versions mais nous espérons que ces exemples vous aurons rendu curieux et, si vous ne connaissiez pas ce tour, il est temps de l’apprendre car il fait vraiment de « l’effet ».

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