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RENDEZ-VOUS MAGIQUE DE GRENOBLE / 8ème Gala

Gières, les 28 et 29 mai 2010.

Au programme :

1ère partie :

- Vibrations Visuelles (Magie Musicale)
- Candide (Close-Up)
- Les Déchaînés (Escapologie)
- Ludo (Magie Générale)
- Kenris (Manipulation)
- Axel (Grandes Illusions)

2ème partie :

- Pierre Xamin (Masques)
- Valentin (Manipulation)
- Alain Issard (Mentalisme)
- La Ici Compagnie (Parenthèse Cubique)
- Joël (Carton Volant)
- Norbert Ferré (Manipulation)

Nous voici de retour dans la sympathique salle du Laussy de Gières (38) pour la 8ème édition du Gala de l’Association Rendez-Vous Magique de Grenoble.

Salle comble. Au cœur d’une ambiance feutrée, les spectateurs attendent patiemment le début du spectacle.

Une lumière tamisée, nous laisse soudain entrevoir, niché dans un coin au devant de la scène, un petit bureau. Des piles de livres, quelques marionnettes à doigts, une poupée de ventriloque ressemblant à Einstein en pleine béatitude et une machine à écrire portant l’inscription suivante : « Faites des pâtes, pas la guerre ».

Crédit photo : Iris Kieffer.

Les doigts de Caroline alias Léopoldine courent sur les touches de la machine dont les « tac tac » font échos avec le récit de la lettre qu’elle adresse à Papaya, l’emblématique singe-mascotte des Rendez-Vous Magique. Léopoldine lui compte le récit du gala de magie qu’elle est allée voir.

C’est par cet intermédiaire littéraire qu’elle nous introduira les différents artistes et numéros tout au long de la soirée, créant ainsi un pont reliant le fantasque au réel. Le public ayant l’impression de vivre au présent le souvenir passé de Léopoldine. Le tout dans un récit décalé et interactif (le public étant pris à partie), parsemé de multiples notes d’humour.

Léopoldine annonce le premier numéro de la soirée :

1ère partie :

BERTOX et ZALEM : « Vibrations visuelles »

D’un côté de la scène, Zalem musicien et de l’autre Bertox jongleur et magicien. Ce numéro c’est l’histoire d’une alliance entre deux arts, mais pas seulement …

Crédit photo : Point Barre photos.

Numéro visuel et auditif sans histoire mais qui ne se contente pas pour autant d’une simple démonstration mais nous emporte bel et bien dans un monde étrange peuplé de bulles et de sons, de jeu et de féerie.

Bertox, c’est le visuel : bulles de savons, balles de contact, boîtes à cigare, D’lites. Zalem, c’est l’auditif : Didgeridoo, Karimba et Beatbox.

« Vibrations visuelles », c’est la fusion de deux arts qui s’entremêlent. Entre la modernité du jongleur et le flash back du musicien au Didgeridoo, l’un des plus anciens instruments au monde.

Numéro particulièrement rythmé et visuel, l’un des coups de cœur de la soirée.

Retour à Léopoldine tapant sur sa machine et continuant le récit de la soirée. Elle en profite pour expliquer à Papaya et du même coup au public, ce qu’est le Didgeridoo. Puis part dans un délire surréaliste avec ses deux marionnettes aux doigts, avant de présenter le numéro suivant :

CANDIDE : Numéro de gobelets

C’est l’histoire d’un personnage plein de candeur, jeune apprenti magicien il reçoit un jour la valise de magie de son grand-père et y découvre son tout premier livre de prestidigitation.

Le grand livre laisse place à un mini carnet de notes, aide-mémoire pour le personnage lors de sa routine et fil rouge du numéro, disparaissant du tapis et réapparaissant à diverses reprises sous les gobelets.

C’est ainsi que le personnage de Candide nous livre, à nous public, son premier show de magie. Au départ, le magicien en herbe un peu dépassé par les évènements, prend appui sur son petit carnet de notes pour l’aider dans le déroulement de la routine.

Au fur et à mesure du show, le personnage grandit, évolue, prend confiance et assurance pour finalement devenir un véritable magicien.

Une magnifique routine de gobelets pleine de surprises et de poésie, ainsi qu’une très belle maîtrise de la misdirection.

BERTOX et MAXIME : Intermède rideau

Bertox, une « chaîne » de papier crépon en main harangue la foule, nous présentant élogieusement le personnage qui arrive : « Maximilien Le Magnifique », l’homme le plus fort du monde ! Ainsi présenté, Maxime sort de derrière le rideau. L’homme le plus fort du monde nous apparaît vêtu d’un académique blanc moulant un corps élancé et gracile. En guise de muscles, deux balles calées sous l’académique, rehaussent de manière saugrenue les pectoraux du personnage.

En un grognement de puissance Maximilien nous prouve son incroyable force en brisant d’une seule main un gâteau apéritif de type Tuc.

Puis nous révèle sa musculature abdominale ou comme on dit par chez nous, ses « tablettes de chocolat », en nous faisant effectivement apparaître une tablette de chocolat.

Pour le dernier tour de force, Bertox, à l’aide de sa chaîne de papier crépon, enchaînera notre esthète du muscle. Entrave dont Maximilien n’aura aucun mal à se libérer. Saluant le public et profitant d’un moment d’inattention de Bertox pour lui reprendre sa tablette de chocolat des mains avant de s’en aller.

Cet intermède burlesque servira en fait de clin d’œil et de jonction avec le numéro qui suivra :

LES DECHAINES : Escapologie

Le numéro met en scène quatre acteurs : Caroline, alias Gwendoline, Hugo le speaker du numéro, David l’escapologiste et un spectateur témoin invité à prendre place sur scène avec eux.

David sera solidement attaché : menottes de cuir et menottes de police aux poignets, menottes aux chevilles et au cou, le tout relié par des chaînes et scellé par des cadenas. Matériel dont le spectateur pourra vérifier toute l’authenticité.

Le but du jeu ?

Si David parvient à se libérer dans le temps imparti, le spectateur pourra repartir avec à son bras la ravissante Gwendoline, qui déjà lui masse les épaules. Dans le cas contraire, si l’expérience échoue, le spectateur repartira … avec David. Le dernier cadenas étant scellé sur l’un des poignets du spectateur, reliant ce dernier à l’escapologiste, par une longue chaîne.

L’évasion commence. Le premier cadenas est bientôt enlevé. Nous apercevons du même coup le petit short que Gwendoline vient de retirer et qu’elle dépose sur le haut du paravent qui la dissimule à nos yeux. A chaque nouveau cadenas enlevé, Gwendoline ôtera l’un de ses vêtements.

Au dernier cadenas, la tension est à son comble. Finalement le contrat sera rempli avec brio, David est entièrement libéré de ses chaînes et Gwendoline ressortira de derrière le paravent en peignoir de bain.

Le spectateur repartira t-il avec la demoiselle ? Evidemment non car au salut final, le retournement de situation voudra que David et Gwendoline se retrouve soudain enchaînés l’un à l’autre.

Un numéro divertissant mais qui peut paraître un peu long par moment. Notons pour justifier la chose, que trucages il n’y a pas et que David crochète réellement les cadenas. Une prise de risque réelle donc et une belle leçon de Lock Picking.

BERTOX ET LEOPOLDINE : Intermède

Pendant que Léopoldine continue la rédaction de sa lettre à Papaya, Bertox débarque sur le devant de la scène en bougonnant et s’emploie à balayer les miettes que Maximilien le Magnifique a laissé au dernier intermède en brisant avec force son gâteau apéritif.

LE PROFESSEUR LUDOVICH : Smash and Stab

« Les femmes viennent de Vénus, les hommes de Mars. »

Ludo, alias le professeur Ludovich, psychanalyste spécialisé en thérapie de couple.

Un couple de spectateur de la salle est invité pour l’occasion à rejoindre Ludovich sur scène. Sur la table, quatre gobelets en plastique et une tomate.

Le but du jeu paraît simple. La tomate sera placée sous l’un des gobelets, la femme devra choisir le gobelet que son mari devra écraser sans hésitation avec sa main.

Tout repose sur l’intuition féminine dont la spectatrice devra user afin d’éviter à son mari d’écraser la tomate.

Le couple est invité à tourner le dos à la table. Pendant ce temps, le professeur Ludovich, devant les yeux du public mais à l’insu du couple qui ne voit rien, ajoutera à leur dépend un petit détail piquant. La tomate sera plantée sur un grand pique en métal de quelques centimètres puis placé sous l’un des gobelets. Les gobelets seront mélangés entre eux. Le risque n’étant plus maintenant le simple jus de tomate mais bel et bien la brochette.

Crédit photo : Ludo Vastel.

L’expérience démarre. La femme choisira deux gobelets sur les quatre puis choisira entre les deux lequel son mari écrasera. Puis, choix entre les deux gobelets restant.

Victoire et félicitations. Au final, Ludovich soulèvera le dernier gobelet restant et révèlera le fameux pique à la grande surprise du couple qui prendra conscience de ce à quoi ils ont échappé.

Ludovich terminera son numéro sous les applaudissements et sur cette phrase de fin : « Il faut toujours suivre l’intuition féminine ! ».

Retour à Léopoldine et une séquence surréaliste avec jeu de marionnettes qui nous présentera le numéro suivant.

KENRIS : Manipulateur de cœurs

Par ce numéro, Kenris nous plonge au cœur de l’élégance. L’élégance est celle du personnage, vêtu d’un complet et d’un chapeau noir, une rose blanche en bouche. L’élégance est aussi celle du danseur de Tango qui exécute ses pas. Ce savant mélange de grâce, de sûreté et de douce violence propre au style.

Kenris c’est aussi et surtout le manipulateur de cartes. Le thème est assurément celui de l’amour et de la passion. Les cartes apparaissent du bout des doigts sur des pas de Tango.

Crédit photo : Kenris.

Cartes, roses, foulards, chapeau … apparitions, disparitions, transformations, changements de couleur, lévitation, explosions … Un très joli passage avec des cartes en feu. Un numéro rythmé d’une grande classe et d’une très belle dextérité. Un autre de mes coups de cœur de la soirée.

ALAIN ISSARD : Expérience de Mentalisme

Alain, une pancarte en mains, dont nous ne voyons que le dos, invite le public à penser mentalement à une carte. Il demande à ceux qui ont pensé à l’As de Pique de se manifester. De nombreuses mains se lèvent.

C’est au tour de ceux qui ont pensé à la Dame de Cœur. De plus nombreuses mains se lèvent. Ces deux cartes faisant parties de celles qui sont en général, souvent choisies par les spectateurs.

Au bout du compte, Alain demande à ceux qui n’ont pensé ni à l’As de Pique, ni à la Dame de Cœur de lever la main. Un spectateur sera choisi au hasard parmi ces mains levées afin de nous révéler sa carte choisie.

Au final, Alain retournera la pancarte qu’il a en mains, nous révélant un jeu complet fixé au dos de celle-ci. Toutes les cartes se décolleront et tomberont au sol excepté une seule, la carte pensée par le spectateur, qui s’avère être la seule carte réellement imprimée sur la pancarte.

Retour à Léopoldine en plein délire. Deux de ses marionnettes aux doigts, le crabe et le requin, se chamaillent entre elles. La chicane est interrompue par une troisième petite marionnette à tête de cheval. Présentation du numéro suivant.

ALEX ET PARTENAIRES : Grandes illusions

1)Cage à apparition. Axel mettra le feu à la cage vide qui sera recouverte d’un drap. Quelques secondes plus tard, apparition de sa partenaire à l’intérieur de la cage.

2)Origami. Une illusion que j’apprécie beaucoup. La partenaire est invitée à prendre place dans la boîte rectangulaire. Par pliages, la boîte sera réduite en un petit cube puis transpercée d’épées. Dépliage de la boîte et réapparition de la partenaire.

3)Cristal Cage. Une cage transparente vide. Sous couvert d’un drap, apparition d’une partenaire à l’intérieur de la cage.

4)Lévitation. Lévitation de la partenaire au centre d’un anneau de métal.

5)Herse.

Crédit photo : Ludo Vastel.

La partenaire prend place à l’intérieur de la boîte qui sera transpercée par une herse acérée de piques. Au final les piques seront enlevés, Axel monte sur la boîte avec un drap. Apparition de sa partenaire Anaïs et après quelques secondes, apparition surprise d’une deuxième partenaire, Manon sortant de la boîte.

PONKA, RAVEN ET ARNOW : Intermède

L’histoire, c’est la rencontre de trois personnages dans les toilettes des hommes, le temps d’une pause pipi.

Le premier c’est Raven le policier. Le second personnage n’est autre qu’Arnow en smoking (clin d’œil à son personnage de James Bond.) Le troisième personnage, c’est Ponka, adepte de la F1, blouson, lunettes et bière en main.

Une séquence hilarante, avec un enchaînement de comiques de situations croustillants à souhait plongeant peu à peu les personnages dans l’inconfort au fil de l’histoire, à la grande joie du public qui en redemande.

Tout commence avec Arnow qui demande à Raven s’il n’a pas une cigarette … Arnow se tourne ensuite vers Ponka pour lui demander du feu. Ce dernier, ayant déjà les deux mains occupées, demande alors à Arnow de la lui tenir (et je ne parle pas de la bière …) le temps qu’il cherche son feu.

Crédit photo : Ludo Vastel.

Tout ne sera qu’un méli-mélo d’entrecroisements ou chacun finira par tenir celle de l’autre, se mélangeant les pinceaux et devant user de ruse pour tantôt boire un coup dans la bière de l’un ou tirer une taf sur la cigarette de l’autre.

Au final, les trois hommes ayant tous terminé leur affaire, et se retrouvant, comme dit plus haut, à tenir celle de l’autre, finiront par se la secouer mutuellement pour en faire tomber la derrière goutte, sous le regard du public qui en crève de rire.

C’est sur ce bel intermède tout en humour que Léopoldine annoncera la pause pipi ou, en d’autres termes, l’entracte.

Durant l’entracte, les spectateurs, outre reproduire l’intermède précédent … ou boire un rafraîchissement au bar « Chez RDVM », auront le loisir d’assister à 20 min de Close-Up et de ballooning dans le hall tout en dégustant une barbe à papa.

2ème partie :

PIERRE XAMIN : Changing Face

Son numéro est largement inspiré de l’univers de l’Opéra Chuan. « Bian Lian » qui signifie en Chinois « changement de visage » est la caractéristique principale d’une figure traditionnelle de cet opéra, où l’acteur change très rapidement de masques, de manière flash. Ces masques représentants les diverses émotions qui animent le personnage.

Cette tradition date d’il y a plus de 300 ans. Pierre Xamin étant à ce jour le seul européen à pratiquer cette technique.

Pierre Xamin enchaînera les changements de masques en une montée en pression jusqu’à la révélation de son vrai visage. Au final un autre masque tombera sur ce dernier. Un numéro très impressionnant, nous plongeant dans un autre univers, au cœur même de l’Art dramatique chinois.

Caroline, nous dira quelques mots, dans sa lettre à Papaya, sur les masques de l’Opéra Chuan avant de présenter le numéro suivant.

VALENTIN : Manipulation

Chaque année, le gala des Rendez-Vous Magiques est aussi l’occasion, pour de jeunes magiciens de se confronter à un vrai public. Valentin sera le jeune magicien en herbe de cette édition. Personnage aux cheveux bleus vêtu d’un costume bicolore noir et blanc à l’aspect un peu lunaire.

L’ouverture du rideau se fera sur un décor fantasque composé d’un arbre sans feuillage. Manipulation de cartes de couleur verte qui iront se placer sur la structure du décor, venant peu à peu fournir à l’arbre son feuillage printanier. Apparition d’une rose rouge et lévitation de la rose derrière un paravent. Au final, change de costume pour une tenue aux couleurs ensoleillées.

De l’idée pour une première. Une recherche de mise en scène, mais un personne pas encore très bien défini. Ma grosse critique concernera surtout la musique en son Midi, très dur à mes oreilles … trop … Valentin ayant toutefois le mérite de l’avoir composée lui-même.

LANCELOT : Intermède

Lancelot nous apparaît ici reconverti en Camelot. Annoncé comme ayant obtenu une place dans le Guiness des records avec sa taille avoisinant les 1m78, Lancelot est à ce jour le nain le plus grand de l’histoire !

Lancelot fait son entrée en scène transportant avec lui une pyramide de boîte de conserves. Ce dernier harangue la foule, vantant les mérites de son nouvel Elixir : les Choux de Bruxelles ! Provenant directement du jardin de Jeannie Longo.

Crédit photo : Iris Kieffer.

Nous voici envahit d’un flot d’inepties complètement surréalistes et farfelues :

« 2 lots de 5 boîtes de Choux de Bruxelles pour le prix de 10 ! », « Réduction pour les moins de 20 ans sur présentation de la carte Senior ! ».

Au final, il ajoutera qu’il vend aussi des Topinambours et des fraises des bois. Du grand Lancelot en plein délire, comme on l’aime tant !

ALAIN ISSARD : Mentalisme

Place à Alain Issard, dans un numéro de mentalisme.

Dix spectateurs du public sont invités à venir l’aider à repousser les frontières du possible. A cet effet, une boule représentant le hasard est lancée dans le public et désignera les spectateurs qui prendront part à l’expérience.

Un petit paquet de cartes est distribué à chacun des dix spectateurs. Après les avoir mélangées, ils sont tous invités à choisir mentalement une carte au sein de leur petit paquet. Cela fait, les petits paquets sont ensuite rassemblés.

Alain citera toutes les cartes du jeu, invitant les spectateurs à ne pas réagir lorsqu’ils entendront le nom de leur carte pensée. Alain se présentera en suite en face de chaque spectateur et leur révèlera à tour de rôle, la carte qu’ils auront choisie mentalement. Au final, le dernier spectateur restant ouvrira une enveloppe prédiction qui lui révèlera par écrit, le nom de sa carte.

Très joli numéro interactif. Toute petite remarque de ma part : j’aurais bien vu la prédiction finale dans la boule de papier représentant le hasard plutôt que dans une enveloppe. Nombre de spectateurs ayant eu cette boule dans les mains lors du préambule, l’effet n’en serait que renforcé.

GWENAEL : Intermède

Gwen nous présentera ici le « clou » du spectacle. Une spectatrice est invitée à venir le rejoindre sur le devant de la scène. Gwen lui confira une poignée de clous à examiner. La spectatrice en choisira librement un et le signera.

Le clou signé sera remis avec les autres et placé dans la poche de Gwen. Ce dernier sera capable de retrouver le clou de la spectatrice rien qu’au touché. S’en suivra le tour du clou dans le nez, enfoncé au marteau. Au final, afin de renforcer l’effet, la spectatrice sera invitée à enfoncer elle-même la longueur du clou restante, à la main, dans le nez de Gwenaël.

Le clou sera ensuite retiré puis enfoncé dans le nez du personnage de Gwen représenté en caricature sur « sa carte de visite » géante (un gros morceau de contre-plaqué) sur lequel il aura pris soin de laisser son numéro de téléphone.

Un grand classique (voir Rudy Coby) qui fait toujours son effet !

LA ICI COMPAGNIE (Maxime, Bertox et Caroline) : « Parenthèse Cubique »

Ouverture du rideau sur une scène vide. Deux personnages vêtus de noir font leur apparition, l’un à jardin, l’autre à cours.

D’un côté, Bertox, en costume noir et cravate blanche pousse devant lui une structure à roulettes sur laquelle trône un cube de toile blanc. De l’autre côté, Maxime, en costume noir et bretelles blanches, pousse devant lui un lampadaire. Le lampadaire grésille. Les deux personnages s’arrêtent. Puis reprennent leur avancée et se rejoignent. Le lampadaire est posé derrière le carton et éclaire celui.

Cette illusion est celle du carton volant. Un magnifique numéro plein d’originalité et de modernité. Beaucoup de rythme et une très belle mise en scène. Tout un jeu de dualité, d’opposition et de connexion entre les personnages.

Une superbe bande son crée par Zalem (voir premier numéro du compte-rendu) et qui vient renforcer l’univers décalé et intemporel que nous offre cette création. Numéro que je ne vous décrirai pas plus en détail, pour vous laisser l’inédit et la surprise de le découvrir par vous-même. Le coup de cœur n°1 de la soirée.

LANCELOT : Intermède

Cette fois, Lancelot le nain géant, est une femme. Et qui plus est, une femme à barbe en tutu dans un numéro de corde coupée, raccommodée.

Crédit photo : Ludo Vastel.

Quelques pas de danse et voici Lancelot sur le devant de la scène. Après un drôle de regard jeté au public il sort une corde de sa bouche, puis souffle dans un sifflet. Coyhott, reconverti en accessoiriste, sort aussitôt des coulisses et donne à Lancelot une minuscule paire de ciseaux.

Après un essai laborieux de la part de Lancelot pour couper sa corde, ce dernier grogne et reprend son sifflet. Coyhott sort alors des coulisses portant une hache et un gros rondin de bois avec lesquels Lancelot parviendra enfin à couper sa corde. La magie s’en suivra en un flot de « Robleujeugneurooogneubleurooo » (formule magique) couplée d’une danse cabalistique surréaliste. La corde ainsi enchantée sera raccommodée.

Au final, Lancelot éternuera … coup de théâtre, sous l’effet de l’éternuement, la corde se re-sectionnera.

JOEL ET ISA : Carton volant

Ouverture du rideau sur le personnage de Joël, assis à une table sur laquelle trône une bougie. Derrière lui, un grand cube noir et rouge transpercé d’épées. L’orage retenti, la cloche d’une église sonne.

Joël fabrique une rose en papier qu’il dépose dans un verre. Derrière lui, le cube se penche. Joël s’approche et commence à en retirer les épées.

Le cube se met à bouger et se met en équilibre sur l’une de ses tranches avant de se remettre en position droite. A la dernière épée retirée, le cube se met à léviter. Joël ouvre les pans du cube et Isa, sa partenaire, en sort la tête. Joël retire la rose du verre et l’enflamme, apparition d’une vraie rose qu’il offrira à Isa.

Une assez jolie version du carton volant. Les épées renforçant l’idée d’impossibilité de la présence d’une personne dans le cube en plus de la lévitation.

Retour à Léopoldine, présentant l’invité exceptionnel de cette 8ème édition, « le magicien de l’ombre et de la lumière » :

NORBERT FERRE : Manipulation

Allons bon ! Est-il encore besoin de vous introduire Norbert ?

Il nous présentera ici, le numéro de manipulation avec lequel il a remporté le titre de Champion du Monde à la FISM en 2003.

Crédit photo : Ludo Vastel.

NB : Je me rappelle encore de la première véritable claque en émotion magique que j’ai eue, il s’agissait de Norbert dans ce même numéro. Depuis, j’ai beau le voir et le revoir encore, et c’est toujours la même émotion, elle ne se tarit pas, pour mon plus grand plaisir.

Nous aurons même eu l’occasion de voir Norbert face à un enfant turbulent de la salle ou à quelques erreurs techniques et nous aurons ainsi pu juger avec quel grand professionnalisme il gère ce genre de situations. Une vraie belle leçon pour nous magiciens, quant au public, il ne s’est évidemment rendu compte de rien.

Ainsi se termine cette 8ème édition du gala de l’Association Rendez-Vous Magique. Qui fût encore, un franc succès. Je laisse ici ma plume et vous dit à l’année prochaine !

Crédit photo : Ludo Vastel.

A lire :
- Le compte-rendu du 5ème gala du Rendez-Vous Magique.
- Le compte-rendu du 6ème gala du Rendez-Vous Magique.


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