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Petit Recueil des CITATIONS MAGIQUES 5

Principes.

1. Seul l’effet compte.

2. Tout dans un numéro de magie doit être pensé en terme d’efficacité, de divertissement et de spectacle. (Henning Nelms)

3. La structure fondamentale d’une illusion est : attirer l’attention / introduire l’illusion / formuler le thème / démarrer / préliminaires / instructions / action / effet / dénouement. (Henning Nelms)

4. L’important n’est pas la surprise mais le mystère qui accompagne le tour (en récapitulant tout ce qui s’est passé). (Robert Houdin)

5. Faire ce qu’on ne dit pas. Dire ce qu’on ne fait pas. (Dr Jules Dhotel)

6. Traiter sans conséquence les objets préparés. (Dai Vernon)

7. Si vous empruntez vos accessoires, ceux ci ne seront pas soupçonnés. Si vous ne pouvez le faire, utiliser des objets ordinaires et courants s’en attirer l’attention dessus. (Henning Nelms)

8. Si on utilise des éléments truqués, il faut qu’à la fin du tour, le spectateur est quelque chose d’autre à se mettre sous la dent, pour décentraliser son esprit, de « l’objet du délit ». (Jarle Leirpoll)

9. Toujours induire les choses et non les imposer au spectateur.

10. Il ne faut pas montrer vos mains vides, il faut donner aux spectateurs l’occasion de voir vos mains vides. (Salvano)

11. Amener les gens à demander eux même l’objet qui n’est pas truqué au lieu de leur donner, car cela renforce l’effet d’innocence du magicien. (Jarle Leirpoll)

12. Dans un tour tout doit être justifier !. Donner une raison et du sens aux passes et techniques : pourquoi la carte voyage ?, pourquoi elle se transforme ?, pourquoi telle manipulation au lieu d’une autre ?, pourquoi « jouer » avec 52, 20, 10 ou 4 cartes ?...) (Duvivier)

13. Motiver chaque action. Une motivation est une raison plausible justifiant une action exécutée par un individu donné, et non une excuse. Un geste non motivé éveille la curiosité des spectateurs. Convaincre les spectateurs que la motivation existe. (Henning Nelms)

14. Dans le monde réel chaque effet doit avoir sa cause, et toute cause suffisante doit produire son effet naturel. Ne rien laisser se produire sans qu’apparemment une cause substantielle ne produise apparemment un effet conséquent. La moindre cause doit être justifiable. (Nevil Maskelyne)

15. Il faut donner un sens à sa magie. Les grands classiques de la magie n’ont pas de sens, c’est pour cette raison que beaucoup de gens trouvent les tours ennuyeux. Ils ont le sentiment qu’un divertissement quel qu’il soit, devrait avoir un sens. Lorsqu’ils n’en trouvent pas dans un tour, ils baillent. (Henning Nelms)

16. Chaque détail, accessoire et fortuit doit être tenu dans le cadre que l’on s’est fixer et en harmonie avec l’impression générale que l’on veut donner. (Nevil Maskelyne)

17. Le plus dur dans un numéro n’est pas de rajouter ou de trouver des choses ; mais de les enlever et d’épurer le numéro au maximum. (Lance Burton)

18. Tout ce qui n’ajoute rien à un sujet quelconque le diminue. (Aristote)

19. Bien souvent, trop souvent, les magiciens veulent en faire trop ; pour rajouter des effets extraordinaires à leurs routines par des techniques de haut niveau. Il faut chercher la cohérence dans les effets sinon le spectateur ne se souvient plus du début, s’emmêle, ne comprend pas ce qu’on attend de lui ; c’est un spectateur en moins et le fils se casse entre lui et le magicien.

20. Une technique sans gestes inutiles est le premier facteur de l’effet optimal. (Ascanio)

21. Si quelque chose n’est pas important pour l’effet, il faut le rendre invisible. Simplifier au maximum, éliminer les mouvements superflux. (Gary Kurtz)

22. Ce n’est jamais la rapidité d’une manipulation qui dissimule une passe mais leur coordination parfaite. L’illusionniste doit acquérir l’indépendance parfaite entre les diverses manipulations qu’il peut avoir à accomplir simultanément, afin de tromper son public. L’œil doit être capable d’ignorer ce que fait la main qui travaille à l’aveuglette. La puissance du regard est essentielle ; mais ce doit être tous les organes qui deviennent indépendants. (Jean Hladik)

23. La technique doit sembler être absente, l’absence de lourdeur dans les mouvements est essentielle ; rendre l’ensemble agréable à l’oeil (par l’amplitude par exemple).

24. Ce sont les tours les plus simples qui marquent le public.

25. Ce sont les choses les plus simples qui touchent le public. Les tours dont l’effet est compliqué n’amène que la confusion. La chose la plus difficile c’est d’avoir l’idée la plus simple. (David Copperfield)

26. Un bon effet magique fait généralement rire les spectateurs. (Earl Nelson)

27. Il n’y a pas de bons ou de mauvais tours, il n’y a que des tours bien ou mal présentés.

28. Ce n’est pas la durée du spectacle qui importe mais son rythme. Varier les rythmes c’est surprendre, c’est amener le spectateur dans une direction inattendue, ne pas lui permettre de rentrer dans un cycle d’ennui. Le silence n’est pas neutre, le repos n’est pas de la non action, il est comme le silence, une invitation à mieux vivre son monde intérieur sans se préoccuper du monde extérieur. Ils permettent tous les deux de créer des bouffées d’air frais qui cassent un rythme et font vivre de manière plus intense une action. Le travail des contraires est toujours très enrichissant. Je suis pour les changements d’états d’âmes. (Carlos Vaquera)

29. l’art de la mise en scène peut se définir comme la capacité de transformer un tour que l’on pourrait trouver quelconque, en miracle. (Edward Maurice)

30. Le meilleur magasin de magie pour moi, c’est Bricorama. (Gaétan Bloom)

31. Un truc aura beau être aussi étonnant que possible, il partira toujours d’une tare majeure : l’absence de signification. (Henning Nelms)

32. La seule raison d’être d’un truc, c’est de proposer un problème au spectateur et de les mettre au défi d’en trouver la solution. Il est probable que les casse-tête magiques ne passionnent vraiment que les véritables amateurs férus de ce genre de problème. Le but principal d’un faiseur de tours c’est de mystifier le public pour qu’il n’en saisisse pas le « modus opérandi ». (Henning Nelms)

33. Un artifice n’est qu’un moyen et non une fin en soi. Sa seule fonction consiste à permettre la réalisation de l’effet, et n’a pas de valeur intrinsèque. La première des qualités c’est l’efficacité. L’artifice qui ne réussit pas à réaliser l’effet de façon convaincant est absolument dénué d’intérêt. Si une méthode n’est pas raisonnablement indécelable, mieux vaut en chercher une autre. (Henning Nelms)

34. Les expériences sont plus divertissantes que les démonstrations. Elles donnent aux spectateurs un sentiment de participation. Elles introduisent un élément d’incertitude qui possède un potentiel dramatique inhérent. Une expérience qui échoue peut quand même être intéressante ; une démonstration qui échoue tombe simplement à plat. Les expériences sont également plus convaincantes. Elles permettent une plus grande utilisation de la suggestion et réduisent l’impression que celui qui les présente est simplement en train de faire des tours. (Henning Nelms)

35. Pourquoi tant de tours dans votre sac alors que vous n’en montrez que quinze. Alors que ces quinze tours fassent partie de vous et que l’on vous reconnaisse par ces tours et vous serez des magiciens.

36. Seul la conviction, la mise en scène, l’histoire que l’on raconte font qu’un tour est bon ou mauvais ; et bien des effets dévastateurs dans l’esprit du public sont construits à partir de techniques très simples, parfois connues de tous. C’est l’aplomb du magicien et le scénario proposé au public qui permettent de transformer un tour connu de tous en un petit miracle.

37. Vous donnez la meilleure impression possible lorsque vous présenter un numéro qui se tient, qui est construit autour d’un thème défini et traité de manière harmonieuse et cohérente d’un bout à l’autre. Plus les spectateurs sont captivés par une représentation, et plus ils sont susceptibles d’être brusquement ramenés à la réalité par un détail qui ne cadre pas avec l’illusion. Il ne faut négliger aucuns détails et éviter les digressions. (Henning Nelms)

38. La présentation fait ressortir le sens d’un numéro et lui donne une valeur qu’il n’aurait pas autrement. C’est du sens que naît le drame. Si nous voulons ajouter à la magie la puissante magie du sens, il faut que nous apprenions à dramatiser nos présentations en leur donnant un sens. (Henning Nelms)

39. Le terme « magie » ne s’applique qu’à des phénomènes en rapport avec la sorcellerie, l’alchimie, l’envoûtement, les fées, les superstitions et autres fantasmagories. Bien que la prestidigitation ne soit nullement limité aux thèmes relatif à « la magie noire », ce sont néanmoins ces derniers qui sont de loin les plus communs. Dans une histoire la magie remplie toujours un but précis. Il faut donc tenir compte de cette « véritable magie » en étudiant son folklore par exemple. (Henning Nelms)

40. Produire un effet magique d’une conception originale est un Art noble ; Il imite la puissance de la vraie magie par des moyens et des méthodes conçus par l’artiste qui le produit. Reproduire un effet magique, exactement comme l’a déjà conçu et exécuté un artiste magicien, est de l’Art faux ; On imite simplement l’imitation initiale. La caractéristique principale qui distingue l’Art normal et l’Art faux, est que le premier concerne des capacités personnelles alors que le second concerne l’utilisation des capacités des autres. (Nevil Maskelyne)

41. Des gens copient. Ils voient quelqu’un faire un tour et ils copient. Moi je fais ma propre version. Ce n’est pas bon de copier, car quand quelqu’un crée quelque chose, c’est sa propre création. Celui qui cherche à le copier ne connaît pas son raisonnement, ce qu’il y a derrière l’effet. Il ne connaît pas le sentiment du créateur. (Dai Vernon)

42. Les magiciens se satisfont souvent de peu. L’engagement à créer une nouvelle magie, à faire progresser cette forme d’art, constitue la chance de la magie pour devenir meilleure. (David Copperfield)

43. Le secret est de considérer que rien n’est impossible, alors tu commences à traiter les possibilités comme des probabilités. Il n’y a pas de limites, on peut toujours aller plus loin. (David Copperfield)

44. Quand on innove, on a le droit de se tromper et on mérite la plus grande indulgence. En revanche ceux qui copient ne méritent que sévérité et ne sont supportables que dans la perfection. (Duraty)

45. Si l’œil est entièrement conquis ne rien ou presque rien donner à l’oreille ; On ne peut être à la fois tout œil et tout oreille. Ce qui est pour l’œil ne doit pas faire double emploi avec ce qui est pour l’oreille. (Robert Bresson)

46. Si le visuel est fort le texte doit être minimal (et inversement).

47. L’image a la faculté de laisser les spectateurs voyager dans leur imaginaire. Les mots eux renferment la représentation sur un sens. Par contre le son importe beaucoup plus que le contenu. Les sons sont aussi une sorte de matière première, au même titre que les images. (Philippe Genty)

48. Toujours travailler en dessous de ses capacités.

49. Un bon tour est plus fort que dix tours bâclés. (Dai Vernon)

50. Effectuer des effets par groupe de deux ou de trois pas plus. (Michael Ammar)

51. Fabriquer des tours qui s’adaptent aux lieux, à différents espaces (debout, assis, allongé, voiture, train, salle d’attente...). (Duvivier)

52. Il est primordial que le tour d’entrée s’accorde avec votre personnage, et donne le ton général de celui-ci. Il n’est rien de tel que l’inattendu pour capter l’attention, et si le tour d’entrée accomplit cela, il remplit parfaitement sont rôle. Le deuxième effet doit suivre le premier de très près (maintenir l’illusion dramatique). Ce deuxième effet doit permettre au magicien de mettre en valeur toutes les facettes de sa personnalité. Il sert à confirmer la première impression que les spectateurs se sont fait du magicien, à les renforcer dans leur opinion qu’il est bon. (Edward Maurice)

53. Faire apparaître des cartes, faire voyager des foulards et des lapins à l’époque de l’ordinateur et des voyages intersidéraux, ça étonne de moins en moins de gens sauf si on y ajoute une dimension humaine ; et cela peut être le charme, le suspense, le danger, la comédie ou l’humour. (Duraty)

54. Pour éviter les stéréotypes et essayé de surprendre le public, il ne faut plus penser un numéro en fonction des tours mais d’inverser la démarche et de penser les tours en fonction des numéros. Faire abstraction de toutes vos connaissances, faire table rase. Ainsi, on peut créer dans des conditions favorables, un numéro personnel qui sort des sentiers battus. (Duraty)

55. Pour « le table en table » ou la magie de rue il faut travailler au maximum en « stand-up » (debout) sans support, en « angle proof » (pas d’angles dangereux) et enchaîner environ 3 tours (qui constituent une routine). Le tour d’ouverture doit être rapide et attirer l’attention des spectateurs, l’épilogue doit, lui, laisser une marque indélébile et le « scotcher » (en lui laissant si possible un souvenir matériel : une carte signée ou en lui rendant sa pièce qui a servie pour le tour, puisqu’elle est maintenant magique).

56. L’effet flash est toujours un effet visuel, où lorsque l’on regarde, la situation semble normale, puis en un instant un non sens se présente avec l’impossibilité de l’analyser. (Jean Gabirot)

57. La magie pour enfant doit être ludique, féerique et visuelle. Elle doit tendre vers la théâtralité. Dans leur monde la magie va de soi ! Il est très difficile de tromper un enfant qui a une observation directe et remarque plus de choses. Il n’a pas ou peu accès aux raisonnements abstraits d’un adulte.

58. Réaliser des tours très simples pour les magiciens ; il faut détruire leurs couloires mentaux, leurs connaissances, et déstructurer leurs attentes (ainsi le magicien est aussi perdu que le profane).

59. La magie impromptue est celle qui revêt le plus d’intensité magique ; de la magie pure non préparée (qui semble telle) , de la vraie magie pour les spectateurs. Il faut que cette magie utilise un objet de tous les jours appartenant à monsieur tout le monde. Ainsi les « accessoires » ne semblant pas vous appartenir renforce l’effet magique par 2. Un vrai magicien doit pouvoir faire de la magie partout, n’importe quand et avec n’importe quoi.

60. Pour introduire une illusion impromptue, il faut amener la conversation sur un sujet ayant rapport à l’illusion. Encourager les spectateurs à participer à la conversation de façon à augmenter leur intérêt dans le sujet. Essayez de faire naître une discussion entre eux, et amenez là sur le point particulier que vous voulez démontrer. Si possible, essayez d’amener quelqu’un à vous mettre au défi de faire la preuve du pouvoir dont vous parlez. (Henning Nelms)

61. Travailler l’axe ; s’ouvrir et n’on pas se refermer. (Vallarino)

62. Le seul critère pour mettre au point un tour d’entrée : il doit créer un problème, poser une question. Il s’agit bien de se révéler suffisamment intriguant avant même que le premier effet ne se soit produit.

63. Les tours doivent être visuels et rapides (la magie est avant tout un art du visuel). Eviter d’ennuyer les gens avec des histoires trop longues (réservé ce genre en cas de demande).

64. Avec un bon contrôle, un bon empalmage et une bonne levée double, on fait des miracles. (Harry Lorayne)

65. Si le magicien maîtrise une douzaine de passes, il sera en mesure d’exécuter 9 tours de carte sur 10. Il vaut mieux en maîtriser peu à la perfection que d’en connaître une centaine approximativement. (Henning Nelms)

66. Ne jamais présenter deux fois de suite le même tour. En effet si les spectateurs savent exactement en quoi va constituer le tour, ils seront cette fois ci beaucoup plus attentifs en essayant de « démonter » le tour. L’effet de surprise sera nul. Quand on connaît une histoire à quoi bon la raconter une deuxième fois ? (comme une blague).

67. L’avenir du close-up sera les tours debout et le mentalisme. (Pierre Guedin)

68. Ne jamais présenter une chose dont-on n’est pas sûr à 100%.

69. Je pense que certains amateurs qui n’ont pas assez répété et qui veulent se produire à tout prix, ternissent l’image de la magie. Ils vont faire un numéro qui va rater, le public sera pathétique et l’organisateur dira : « Un magicien ! Ah non, plus jamais ! ». Dans cette mesure là, ce ne sont pas les amateurs qui font du mal à la magie, ce sont les mauvais magiciens. (Jean Merlin)

70. C’est une erreur de penser qu’on peut essayer les trucs dans les spectacles de moindre notoriété. Pour éviter la formation d’une mauvaise habitude, il est mieux de ne rien faire que de faire mal. Alors il faut acquérir les habitudes d’une parfaite présentation avant de se présenter en public. Si nous voulons tout faire sans préparation, nous risquons de créer des vices d’exécution qui tendent à se révéler quand nous sommes face au public. (Serip)

71. Un tour n’est jamais acquit totalement, il est en perpétuel devenir.

72. On s’arrête toujours de penser trop tôt. (Dai Vernon)

73. Faîtes en sorte que les plus vieux tours de magie paraissent neufs aux yeux du public. (Jacques Delord)

74. Etablir un contact direct avec le public comme s’il ne s’agissait que d’une seule personne, par l’oeil, le regard, la direction du geste, les sonorités de la voix. Chaque spectateur doit se sentir directement concerné, je dirais isolément. (Jacques Delord)

75. De tout ce qu’on fait, ce qui est le plus séduisant, c’est de réveiller les archétypes qui sont dans l’inconscient collectif. Vous avez, par exemple, la corde. C’est un archétype que vous retrouvez dans toutes les traditions. La corde est magique et symbolise plein de choses différentes. Et chacun d’entre nous a, dans son fonds archaïque, la conscience de cet archétype. Et quand les individus sont réunis dans une salle, face à la corde, l’archétype, lui, triomphe. Et c’est ça la magie. (Jacques Delord)

76. Bien sûr que la technique ne suffit pas à créer l’illusion. Elle lui est cependant indispensable dans la mesure où elle sait être invisible. Ayant éliminé la marque de l’effort, la technique a atteint la sublimation. C’est alors le bonheur de l’illusion. (Jacques Delord)

77. Choisir ses objets de manipulation et y entraîner ses doigts, inlassablement. Et avec amour. Amour de sa main. Amour de l’objet. Amour du plaisir de toucher l’objet. Union et fusion entre l’objet et la main. Echange et unification. Le prestidigitateur de talent est celui qui a su réunifier sa main à l’objet, l’objet étant l’élément mâle, la main, l’élément femelle. De cette union parfaite naît la magie, suprême récompense. (Jacques Delord)

78. Manipulez inlassablement jusqu’à ce que le miracle se produise entre vos doigts. (Jacques Delord)

79. Il n’y a pas de technique valable si elle n’éduque pas les doigts au toucher sensible et ne s’empresse aussitôt de disparaître au profit du rayonnement de l’art. Qu’est-ce-qu’un miracle, en effet, sinon un tour de magie sans artifice et sans truc. (Jacques Delord)

80. Imprégnez-vous du phénomène magique à créer et oubliez progressivement technique et fake. Plus tard, lorsque vous exécuterez le tour, vos gestes auront été tellement répétés que vous n’aurez plus à surveiller vos mains, elles agiront toutes seules ; vous vous concentrerez alors tout entier sur votre relation complice avec le public et l’histoire à raconter dont les mots, aussi, viendront naturellement dans l’ordre choisi comme s’ils naissaient au rythme de vos doigts. (Jacques Delord)

81. Pas d’emphase sur le mouvement mais de l’emphase sur l’effet.(Slydini)

82. Si un tour nécessite deux mouvements, c’est un bon tour. S’il en nécessite un seul, c’est un très bon tour. S’il n’en nécessite aucun, c’est un tour génial ! (Dai Vernon)

83. Simple ne signifie pas facile. (John Carney)

84. Les tours deviennent magiques au tyravers d’une présentation forte et puissante. (Lawrence Hass)

85. Cherchez à créer des expériences magiques et non des tours. (Lawrence Hass)

86. La technique est utile, nécessaire et indispensable mais elle ne doit pas être présentée au public. (Lawrence Hass)

87. L’apprentissage magique se décompose en deux phases : apprendre par imitation et être différent. (Lawrence Hass)

88. A aucun moment au cours d’un effet magique, le doute ne doit exister. Chaque instant doit être perçu comme étant juste et au dessus de tout soupçon. (Eugene Burger)

89. Je conçois un tour de magie comme un film, avec son histoire et ses personnages. (Bruno Podalydès)

90. Arrêtez-vous un instant pour accueillir les émotions du public.(Roberto Giobbi)

91. L’infratexte et le symbolisme donnent du sens à un tour de magie. L’infratexte concerne l’implicite ; c’est quelque chose qui entre dans le champ de compréhension de l’observateur à mesure que l’expérience se déroule. Tout bon effet magique doit posséder un infratexte qui renvoie à la métaphore, la comparaison ou à l’analogie.(Roberto Giobbi)

92. Tous bons tours commencent par un prologue et se terminent par un épilogue. (René Lavand)

93. Créer et comprendre un tour est une science. Le présenter est un art. (Roberto Giobbi)

94. Faites du spectacle parce que vous aimez la magie et les gens. (Roberto Giobbi)

95. Ne vous prenez pas trop au sérieux. (Roberto Giobbi)

96. Si vous faites appel à d’autres sens que l’ouïe dans vos spectacles, votre message gagnera en clarté. La gestuelle ajoute de la grâce, un élément essentiel dans une représentation artistique. (Roberto Giobbi)

97. Le temps passé avec le public avant et après le spectacle contribue quasiment tout autant à l’impression qu’on laisse aux spectateurs. (Roberto Giobbi)

98. Un bon spectacle alterne les effets visuels et les effets conceptuels, s’adressant à la fois au cœur et à l’esprit. (Roberto Giobbi)

99. Un numéro de magie bien réalisé fait appel pour 80% aux émotions et pour 20% à la logique. (Roberto Giobbi)

100. Soyez capable de parler intelligemment de la magie et de la vie en général, avant, pendant ou après vos spectacles. (Roberto Giobbi)

101. Soyez une personne intéressante, juste et honnête, quelqu’un avec qui les gens aiment parler. (Roberto Giobbi)

102. Un jeu de carte est un livre interminable de contes de fées. Grâce à lui, vous pouvez raconter une histoire tous les soirs jusqu’à la fin de vos jours. (Roberto Giobbi)

103. Qui veut faire de grandes choses doit penser profondément aux détails.(Paul Valéry)

104. Il faut conserver un bagage de tours pour continuer à les peaufiner pendant toute une vie. Ajouter des détails, enlever un élément inutile, réduisant de plus en plus la présentation à ce qui constitue l’essence du tour. Ainsi le tour s’améliore et on s’améliore avec lui. (Roberto Giobbi)

105. Composez systématiquement un script pour chaque effet de votre répertoire. (Roberto Giobbi)

- Première Partie : QU’EST CE QUE LA MAGIE ?

Auteur : Sébastien BAZOU


Mise à jour effectuée le : 23 juin 2017.
MENTIONS LEGALES :

ISSN attribué par la Bibliothèque nationale de France : ISSN 2276-3341

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