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PIERRE ETAIX

Musée de la magie (Paris, Samedi 2 juin 2012).

C’est dans le cadre de la 5ème journée d’histoire de la magie (The Jean Merlin Magic History Day) que nous avons eu l’honneur de recevoir une légende vivante. Pour cette occasion, Georges Proust a gracieusement mit à disposition son musée et accueillit l’équipe organisatrice du Collectoire avec une extrême gentillesse. Une soixantaine de passionnés ont put assister à une entrevue unique et exceptionnelle avec l’immense Pierre Etaix. Il est vrai que les superlatifs manquent pour décrire cet artiste hors normes, véritable homme orchestre qui a marqué aussi bien l’art clownesque que le cinéma comique avec la même maestria. Son talent étant à la mesure de son humilité. Tantôt espiègle, tantôt farceur, le maître du slapstick à la française va nous faire passé un moment inoubliable en compagnie de l’inénarrable Jean Merlin qui a conduit ce talk show de main de maître.

Photo : Jérémie Kerling.

Présentation

Après avoir été appelé d’urgence en « Union Soviétique » le 26 mai 2012, Pierre Etaix est bien là ! Merlin en profite pour remercier Georges Proust pour son accueil et Bernard Bilis pour sa contribution et aux documents introuvables qu’il a fournit pour l’occasion. Merlin a demandé une fiche de présentation à Proust pour introduire Pierre Etaix et commence par ces mots : « Né en 1652 à Buenos Aires, sur un parking […] A 12 ans, il mange plusieurs de ses camarades […] Mais c’est pas votre fiche ça Pierre ! C’est celle de Peter D.. » (Private joke en rapport à la revue de presse de Merlin du 26 mai).

Rien de mieux que de commencer à ce servir un petit canon avant de commencer un talk show, cela devient une habitude ! Jean Merlin sert du Lagavulin à Pierre Etaix (à l’écossaise avec une goutte d’eau) et du Champagne pour sa femme Odile. Les gosiers rincés, on peut entamer la discussion.

Merlin, Bilis et Etaix.

Né à Roanne en 1928, Pierre Etaix étudie le vitrail avec le maître verrier Théo Hanssen. Très tôt attiré par le dessin, il a pu côtoyer l’ami de son père qui était un peintre cubiste ayant travaillé avec André Lhote. Le dessin n’est qu’une des cordes de son arc. Egalement cinéaste, sculpteur, peintre, écrivain, magicien, affichiste, artiste de cirque, Pierre Etaix est un touche à tout. Il n’y a que la cuisine qu’il ne sait pas faire, rétorque t-il amusé. Modeste, il ne se considère pas que un professionnel mais comme un amateur dans beaucoup de domaine. Le professionnel est, selon lui, celui qui va passer 10 heures par jours à travailler un détail. Bernard Bilis notera quand à lui, le « professionnalisme » d’Etaix dans sa façon d’aborder les différentes disciplines artistiques où l’on reconnaît toujours sa touche personnelle.

« Je ne crois pas être un créateur. Je ne crois d’ailleurs pas vraiment à la création. On reprend des choses qui existaient déjà. Degas disait qu’il n’avait jamais mis de passion dans ce qu’il avait fait mais qu’il avait beaucoup travaillé ! Si je ne crois pas en la création, je crois que le travail artistique porte en soi sa valeur. Et pour moi c’est essentiel. Il faut rechercher la perfection formelle. »

La magie

Pierre Etaix aborde ensuite le domaine de la magie et dit toute son admiration pour le prestidigitateur Jean Valton qui a développé des principes brillants de manipulation. De son vrai nom Jean Levaton, cet ancien professeur de mathématiques s’est spécialisé dans la manipulation de cartes. Un extrait vidéo le montre en train d’exécuter le fameux tour du bonneteau avec 3 cartes.

Jean Valton.

Pierre Etaix rebondit sur cette séquence pour parler de la règle de 3 qui est la règle d’or dans tous les domaines artistiques. Lui-même l’a appliqué au music-hall et au cinéma dans la construction de ses gags. Dans un premier temps, on trouve une idée, une situation : c’est l’exposition. Dans un second temps, on développe cette idée. Le troisième temps c’est la conclusion et la surprise. Fin de la digression et retour à la prestidigitation.

Hardy l’enchanteur (Collection Hjalmar).

C’est à l’âge de 5 ans que Pierre Etaix s’est intéressé à la magie, en voyant sur scène un magicien exécuter le chapeau de Tabarin et la boîte au dé baladeur. Ce même magicien nouait deux foulards et les nœuds voyageaient. Plus tard il rencontra Hardy l’enchanteur qui lui montra un filage de carte « en vol » et une disparition de foulard au FP. Il retiendra surtout une de ses phrases : « Ce qui est important en magie, c’est d’apprendre à exécuter le tour et non d’en connaître le secret. »

Le magicien qui l’étonna le plus fut Rezvani et ses coussinets de la princesse. Il garde un souvenir émut de cette soirée de 1949 au Théâtre de l’Empire. Hardy l’enchanteur lui fit aussi grande impression avec sa chasse aux pièces, ses apparitions de bocaux et le tour de l’eau dans le cornet de papier, que Pierre Etaix a longtemps pratiqué.

Le Slapstick

Le terme Slapstick est intraduisable en français. Littéralement, c’est le bruit de la batte (stick) qui donne la gifle (slap). Dans ce genre de gag, il y a un effet de surprise, une chute. Cela peut-être la conclusion ou la répétition de ce fameux troisième temps décrit plus haut. Pierre Etaix prend l’exemple de Buster Keaton, son maître, où chaque gag est construit comme un scénario dans un schéma presque mathématique. Il pense notamment à cette fameuse séquence d’anthologie de Steamboat Bill junior (1928) où la façade d’une maison lui tombe dessus par l’ouverture d’une fenêtre ! En ce qui concerne Laurel et Hardy c’est du Slapstick déguisé dans la gratuité des gags et l’étirement du temps.

Jerry Lewis, l’alter ego.

Pierre Etaix est avec Jerry Lewis, l’héritier du Slapstick. Pour lui, le son est aussi important que l’image (comme disait Bresson). L’utilisation de la bande sonore doit être travaillée minutieusement, à part, comme une partition. Tati inaugura cette optique avec Les vacances de Monsieur Hulot (on se souvient de cette fameuse porte qui grince) et Etaix travaillera le son comme un orfèvre dans ses films à suivre.

Buster Keaton, le maître.

« Le plus grand pour moi reste Buster Keaton. Mon ami l’auguste Jimmy Beck avait pu travailler avec lui quand Keaton était venu au cirque Medrano dans les années 50. Il était épaté par ses prouesses techniques comme le fut d’ailleurs mon ami Willy Dario. Eleanor Keaton m’a appris que Buster avait été enterré avec dans sa poche un jeu de cartes. C’était lui qui lui avait demandé en lui disant : Après tout, je ne sais pas sur qui je peux tomber… »

De l’illustration au music-hall

Etaix monte vite sur Paris pour vendre ses illustrations et ses dessins humoristiques qui sont publiés dans la revue du Rire. Il travaille également comme décorateur de vitrine. Parallèlement il écume les cabarets parisiens (Le cheval d’or, l’Olympia, l’Alhambra, les 3 baudets …) avec un numéro de music-hall où il joue de la mandoline et enchaîne une série de catastrophes sans fin avec une chaise et un costume en loque. Un comique visuel fonctionnant sur la « mécanique du pire ».

Un extrait vidéo nous montre Etaix avec Jean Preston dans un sketch télévisuel chez Jean-Christophe Averti. A la question de Preston : « Pourquoi ne faites vous pas plus de télévision ? » S’en suit des situations comiques, où le montage occulte certaines démonstrations de magie comme la manipulation de dés à coudre et de cartes par Etaix lui-même. « Le gros plan c’est formidable », sauf qu’en réalité on ne voit rien des manipulations ! Le téléphone se mêle à la partie pour perturber l’échange entre les deux hommes, jusqu’à la chute et l’explication final coupée du son.

Le cirque et le clown

Passionné par les clowns, Pierre Etaix se lance dans l’aventure avec son premier partenaire Nino Fabri. Un extrait vidéo les montre tous les deux dans un numéro de chez Gilles Margaritis intitulé Nino et Léo. Un deuxième extrait vidéo montre deux collègues acteurs de Pierre Etaix, Emile Coryn et Willy Dario, improviser « l’entré du miroir (brisé) ». Un joli numéro tout en symétrie sur un schéma reprit de Max Linder dans son film 7 ans de malheur (1921).

Pierre Etaix et Annie Fratellini.

Etaix parle de ses modèles : Grock qui était « un monstre » aux multiples talents (danseur, acrobate, jongleur…) et surtout le clown franco-espagnol Charlie Rivel, moins « technique » mais plus humaniste et émouvant. Une véritable « horloge suisse » dont la devise était : « Je prend un rien et j’en fais un monde ». Un extrait vidéo nous montre Rivel essayé de soulever une chaise qui lui tombe sur le front. S’en suit une série de gémissements et de charabias comiques avec l’apparition de Pierre Etaix en clown à la fin du numéro.

« Un grand clown, c’est un homme gentil et innocent. Tout le monde rit de lui, mais il est plus intelligent que les autres, car c’est plus difficile de faire l’imbécile que l’homme intelligent. » Charlie Rivel

Etaix épouse Annie Fratellini, fille d’une illustre famille, et travaille avec elle dans les cirques. Celle-ci détestait ce milieu à cause de son père Victor qui l’obligea à faire ce métier. Malgré tout, elle reste une figure emblématique et la première femme à jouer l’auguste.

Charlie Rivel par Pierre Etaix.

Un extrait vidéo nous la montre en train de se maquiller et d’expliquer devant la caméra la symbolique des couleurs : blanc, rouge et noir. Un deuxième extrait vidéo nous montre son numéro en auguste avec Pierre Etaix en clown blanc. Elle joue les troubles faits en jouant un petit air d’accordéon ou de trombone. Les deux clowns entament un duo au saxophone et clarinette avec une chaise farceuse qui fait chuter à mainte reprise l’auguste. La scène se termine par un peu de magie et la silhouette assise d’Annie Fratellini sans la chaise pour la soutenir. Le couple repart ensemble dans les coulisses. A la vue de ses images d’archives on a senti Pierre Etaix très émut, sa femme l’ayant quitté d’un cancer en 1997.

En 1971, Pierre Etaix fonde avec Annie Fratellini l’Ecole Nationale du Cirque. A l’époque, l’état du cirque était catastrophique. L’urgence de la mission était de « redresser » le milieu en formant environs 300 élèves avec les meilleurs « profs » de l’époque.

Le théâtre

Il signe sa première pièce de théâtre en 1985 avec L’âge de Monsieur est avancé. 2010 signe son grand retour sur scène avec Miousik Papillon, un spectacle de music-hall entre clown, cinéma et jazz convoquant le burlesque, le mime et l’absurde. Malheureusement, le spectacle a du mal à tourner, victime des préjugés d’une certaine intelligentsia culturelle jugeant l’image des clowns ringarde.

Miousik Papillon.

Jacques Tati

C’est en 1958, lors de la production du spectacle Jours de fête à l’Olympia, que Pierre Etaix rencontre Jacques Tati. Invité chez lui, Etaix lui montre une sacoche remplie de dessins, Tati les regarde longuement et lui dit qu’il possède un grand sens de l’observation et du gag. Après lui avoir posé quelques questions et l’avoir démotivé sur le métier de comédien, il lui propose de travailler sur le scénario de son prochain film (Mon Oncle) et de lui « écrire » les gags. Très vite Pierre Etaix sera au four et au moulin, tantôt accessoiriste, assistant réalisateur et figurant ; Tati profitant de lui pendant une bonne année sans le payer !

Affiche du film Mon Oncle de Jacques Tati par Pierre Etaix.

Etaix qualifie Tati de grand sympathique, d’un cinéaste qui avait un grand sens du comique, qui était perfectionniste et passionné dans ce qu’il entreprenait. Il a marqué de son emprunte le cinéma comique mondial.

Robert Bresson et Kassagi

Pierre Etaix collabora en tant que figurant dans le chef-d’œuvre de Robert Bresson Pickpocket. On peut justement parler de « figure » dans l’œuvre du cinéaste janséniste tant l’acteur y est rejeté. A mainte reprise, Bresson a décrit son système de « jeu » en employant le plus souvent des « comédiens » non professionnels (lire à ce propos Notes sur le cinématographe). Le récit de l’expérience de Pierre Etaix va dans ce sens. Il décrit Bresson comme un homme d’une élégance et d’une prestance rare qui considérait la réalisation d’un film ennuyeuse, où seul l’écriture avait toute son estime.

Kassagi et Pierre Etaix (à droite) dans Pickpocket de Robert Bresson.

Comme tout créateur exigent (Fellini, Tati), Bresson était un « doux » tyran, sachant tirer le maximum de ses « modèles », comme il aimait à les appeler. Un sadisme qui servait, au final, le film pour aller au bout des choses et en tirer la substance même. Dans les scènes où Etaix apparaît comme pickpocket, le réalisateur ne lui donnait aucunes indications de jeu, il ne savait pas quoi faire. Juste quelques remarques du genre : « regardez le fort (à Kassagi), pas un regard dur, un regard FORT ! ».

C’est sur ce film que Pierre Etaix rencontre le magicien pickpocket Kassagi. Il est très vite fasciné par son culot. Après nous avoir raconté une anecdote savoureuse, Etaix termine son évocation par cette phrase : « C’est dans la psychologie que tout ce passe ». Une vérité sortie de la bouche du magicien tunisien qui s’était fait assurer ses mains 5 millions pièce.

Le cinéma

De 1963 à 1971, Pierre Etaix signe cinq longs métrages. La réussite de son premier long-métrage, Le Soupirant (1963) va le révéler définitivement comme un auteur comique de tout premier plan. Yoyo (1965) sera son chef-d’œuvre. À son art incomparable du burlesque, le cinéaste y ajoute une poésie très personnelle, visuelle et sonore, liant avec beaucoup de subtilité le rire et l’émotion. Un grand film initiatique et emphatique sur la perte de l’innocence et l’éternelle jeunesse. Avec Le Pays de cocagne (1971), Etaix croque un portrait sans complaisance de ses contemporains, mais le film est un échec public et critique qui ne restera que 10 jours à l’affiche. Voulant traiter d’un sujet d’actualité brûlant (l’après mai 1968), Etaix s’est fait descendre par la chaîne de radio Europe 1 qui conditionna toute la presse dans ce sens.

Pierre Etaix exécutant le tour des anneaux chinois dans son film Yoyo.

Son avant dernier film J’écris dans l’espace (1989) est une expérience douloureuse et frustrante. Commandité par la géode de la Villette, ce film en Omni Max (relief à 180°) a du être bouclé en 15 jours (au lieu de 6 mois, en temps normal). Etaix dû résoudre une montagne de problèmes techniques (11 points sonores à gérer ainsi que le rythme des images qui défilent). Le réalisateur en profite pour parler de la technique des nouveaux procédés 3D qui est, la majorité du temps, employée à faire une démonstration qui ne sert pas l’histoire.

Au cinéma, Pierre Etaix s’est construit un personnage sur les bases des grands cinéastes du muet tels Chaplin et Keaton qui ne jouent pas un rôle mais incarnent leur propre personne. Pierre Étaix compose ainsi un personnage marginal et rêveur doté d’une élégance naturelle, sans cesse confronté à un monde moderne qui ne veut pas de lui, dont l’archétype est Yoyo.

Dessin de Charles Chaplin en Dictateur extrait de l’album Stars Système. Un livre de dessins incroyables où Pierre Etaix rend un hommage aux grandes stars du cinéma. Les règles : une feuille de papier quadrillée à petits carreaux et un crayon sur laquelle il faut suivre le bord des petits carreaux ou les traverser en diagonale. On peut mettre un point, mais seulement a l’intersection de 2 lignes. On peut noircir ou griser les carreaux. C’est tout !

Jean-Claude Carrière

Etaix rencontre Carrière chez Tati. Carrière, ancien prof d’histoire, venait d’écrire son premier roman et un essaie intitulé Le journal du promeneur, d’après le film Les vacances de Monsieur Hulot, alors que Pierre Etaix en avait réalisé les illustrations. Très vite les deux hommes sympathisent et se trouvent des points communs dans l’adoration du cinéma comique américain et du Slapstick en particulier. C’est d’ailleurs Carrière qui fait découvrir Buster Keaton à Pierre Etaix et qui lui parle de son envie de faire du cinéma. Rupture (1961) sera leur premier court-métrage qu’ils coréalisent ensemble. Le début d’une belle complicité artistique, où ils élaboreront des gags millimétrés.

Photo : Stephane Lavoue.

Les projets inachevés

Plusieurs films écrits, travaillés et préparés par Pierre Etaix entre 1974 et 1986 n’ont jamais vu le jour, faute de trouver un producteur qui tienne la route et fasse confiance au cinéaste, mais aussi faute du destin.

- B.A.B.E.L avec Jerry Lewis son alter ego américain.
- Aimez-vous les uns les autres, où l’histoire de l’humanité à travers le nouveau et l’ancien testament. Un projet déjà bien avancé à l’époque où Etaix travailla pendant 8 ans dans un studio à élaborer des trucages dans l’esprit de Georges Méliès. Mais le producteur Toscan du Plantier (du Plombier) n’a pas donné suite et Etaix n’a toujours pas de nouvelle à l’heure actuelle (rires).
- Nom de Dieu avec Coluche. Sous la pression des producteurs qui veulent absolument une vedette en tête d’affiche pour produire le prochain film d’Etaix, le réalisateur décide de faire appel à la grande star de l’époque dans une œuvre où le manichéisme est inversé. Coluche, quand à lui, voulait depuis toujours travailler avec Etaix et lui dit : « J’ai loupé Tati, je ne vous louperai pas ! ». Claude Lelouch avait trouvé un distributeur avec la Warner. Terrible coup du sort, quelque temps après avec l’accident de moto du comédien qui avorte le projet.

Photo : Stéphane Remael.

« De nos jours, on veut tout conserver, tout enregistrer. Mais qu’est-ce que la durée de vie d’une bande magnétique… Dix ans ? Bien sûr, on peut enregistrer sur d’autres supports. Mais le travail du temps fera son office de toute façon. Il faut accepter l’idée que les choses sont périssables. Le DVD c’est hermétique. Peut-être que la vraie culture est celle qui se perpétue comme celle du cirque. Elle est comparable aux traditions orales de l’Afrique noire. Cela fait 3000 ans que les Chinois ont inventé le cirque. C’est une longue histoire qui s’est perpétuée. Mais qu’en sera-t-il demain ? Qui peut le dire ? Les dinosaures ont bien disparu. Le spectacle avec et devant les spectateurs c’est la base. »

Conclusion

Après plus de deux heures d’entretiens et d’échanges, la soirée se termine par une séance de dédicaces et de photos. Pierre Etaix et sa femme Odile se montrent d’une grande disponibilité pour parler avec quelques spectateurs. De la vision artistique du maître jusqu’aux difficultés qu’il rencontre pour mener à bien ses projets. Une grande leçon d’opiniâtreté, de courage par cet artiste de 84 ans qui a su garder une incroyable fraîcheur juvénile et qui a gardé l’envie et l’énergie de monter ses projets. « Aujourd’hui, ce n’est pas simple de vivre avec ses croyances, mais il faut continuer coûte que coûte. »

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Auteur : Sébastien BAZOU


Mise à jour effectuée le : 27 janvier 2015.
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