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Dani LARY / Retro Temporis

Zénith de Dijon (27/04/2014).

Comme pour son précédent spectacle, le public est accueilli par un énorme rideau de scène décoré d’un système d’horlogerie sur lequel on peut lire : « Retro Temporis, les aventures extraordinaires du Professeur Lary ». La nouvelle création de Dani Lary est placée sous le signe du Steampunk, un mouvement artistique rétro-futuriste qui fait se chevaucher le début du XXème siècle et notre monde contemporain. En somme, un mélange de machine à vapeur et de technologie high-tech qui fait la part belle aux engrenages, aux machines imposantes et aux costumes hybrides.

Introduction

Une voix off (celle de Jules Verne) prévient les spectateurs que les ondes du Pr Lary sont redoutables et qu’ils feraient mieux d’éteindre leur téléphone portable et autre caméra !

L’ouverture du spectacle se fait sous la protection de Jules Verne et de l’invention de la téléportation électrique : « Il y a 200 ans, dans le château des secrets après plusieurs expériences ratées, Copain réussira-t-il à envoyer le Pr Lary dans le temps ? »

Sur scène se trouve une machine faite de cerceaux métalliques, Copain actionne des fumigènes et Dani Lary apparait entre les cerceaux.

1ère PARTIE

Le tableau de Victoria

La voix off de Jules Verne dit alors au Pr Lary : « Si vous voulez faire revenir votre chère Victoria, prenez cette plume et écrivez lui la plus belle lettre d’amour. »

La plume se met alors à écrire toute seule sur le livre. Un tableau représentant Victoria en pied apparait suspendu dans les airs. Le Pr Lary prend un marche pied, grimpe sur une table et fait disparaitre la silhouette du tableau sous un voile et Victoria apparait en vraie debout sur la table. Il lui donne alors la lettre qu’il a écrite. Elle la dépose dans une armoire en forme de bibliothèque qui est ouverte des quatre côtés puis refermée.

Victoria rejoint le Pr Lary sur le bureau et disparaît à nouveau derrière le voile en lévitant jusqu’au tableau. Sa silhouette réapparait dans la peinture ainsi qu’en chair et en os dans l’armoire. Une très belle séquence onirique.

Entresort

Un buste de squelette avec des jambes habillées de bas résilles (Référence : Christian Fechner) entre sur scène conduisant une desserte avec deux coupes à champagne et une bouteille. Victoria et le Pr Lary trinquent à leur retrouvaille. C’est autour de Copain de faire son entrée sur un tricycle et de perdre sa tête qui disparaît dans un sac en kraft.

Vont s’enchaîner ensuite toutes une série d’expériences issues des recherches du Professeur Lary dans sa quête de la téléportation électrique.

Bustavision

Voici la première expérience du Pr Lary, le Bustavision. Une femme est placée dans une boîte et son buste se déplace vers la droite. La boîte est ouverte en son centre et on aperçoit le vide entre sa tête et ses pieds.

Intermède

La tête de Copain est dessinée sur une feuille qui est ensuite roulée en tube. Le Pr Lary tape alors sur la tête du vrai Copain avec le tube et celle-ci descend jusqu’à son sternum.

Le Rétrécisseur

Expérience n°95, le Rétrécisseur humain. Le Pr Lary monte dans une grande boîte horizontale sur roulette et laisse dépasser ses pieds et sa tête. Victoria et Copain, munis de deux grandes perches poussent les deux extrémités de la boîte pour rétrécir à vue le Pr Lary pour que ses pieds touchent sa tête. Tout à coup, la musique s’arrête, et il se retrouve seul sur scène en criant « il y a quelqu’un ?, vous ne pouvez pas me laisser comme ça ! » Copain et Victoria reviennent faire tourner la boîte en redonnant la vraie taille au Professeur.

La Cape muraille

Expérience n°193, La Cape muraille. Une femme est mise en position allongée sur deux tréteaux métalliques. Le Pr Lary, habillé d’une cape, passe à travers elle. Une illusion très rapide mais diaboliquement efficace reprise de son précédent spectacle, La clé des Mystères.

La Herse diabolique

Expérience n°13, La Herse diabolique. Arrive sur scène un échafaud muni d’une herse. On place le Pr Lary, menotté et prisonnier d’un pilori. Il est ensuite placé derrière une cabine. Une horloge, ainsi qu’un fil tendu terminent le décor. Au compte à rebours de l’horloge, le fil prend feu et le public attend que le Professeur se libère de l’échafaud. On voit l’ombre du Professeur derrière la cabine tandis que les pics ont pris feu. Les pics finissent par tomber sur le plancher de l’échafaud. La cabine se baisse et voit le corps du Professeur disparaître sous l’action d’un extincteur. Dani Lary réapparait en haut des gradins de la salle en donnant un coup de pétard !

Cette illusion est extrêmement mal exécutée et convoque tous les clichés du « magicien Killer ». Entre la mise en place du magicien dans la cabine et sa disparition s’écoule une éternité ! L’effet est anéanti par cette faute de timing.

La table Spirite

Voix off de Jules Verne : « Bravo Pr Lary, la Herse diabolique très impressionnante mais nous ne sommes plus au Moyen-âge ! Utilisez plutôt l’électricité ou évoquez les esprits en faisant tourner les tables par exemple… »

Ni une ni deux, sur les paroles de son mentor, le Professeur fait placer sur scène une énorme table circulaire en bois. Il convoque 6 personnes du public et les place autour de la table pour tenter une expérience de spiritisme.

Le Professeur Lary s’adresse aux spectateurs : « Vous allez essayer de faire bouger cette table par un effet de télékinésie. Pour cela il me faut un accessoire : la canne de Jules Verne. »

Arrive sur scène Eléonore sa demi-sœur qui lui apporte la fameuse canne (un joli entresort où celle-ci apparaît coupée en deux sur un tricycle, les jambes séparées du tronc). Le Professeur demande aux spectateurs de poser un genou au sol et de positionner leurs mains à quelques centimètres de la table sans la toucher. La canne est alors posée au centre de la table. « Bougez vos doigts et levez-vous doucement » : la table se met à léviter. Le professeur se déplace avec sa canne et la table suit sa trajectoire vers l’autre côté de la scène. Un enfant passe dessous pour vérifier qu’il n’y ait pas de truquage ni aucuns mécanismes quelconques. La table se met alors à tourner sur elle-même. Les spectateurs sont priés de poser leurs mains sur celle-ci pour qu’elle rejoigne le plancher de la scène. Le Professeur retourne alors la table sur son plateau et la fait tourner sur elle-même pour montrer qu’il n’y a aucuns trucs et que ce sont les esprits qui sont à l’origine de ce phénomène bluffant.

Une merveilleuse séquence spirite très épurée qui donne le maximum d’impact magique grâce à la participation de spectateurs sur scène et grâce au minimalisme du matériel et de la mise en scène. BRAVO.

Les plaisirs de l’escarpolette

Victoria arrive sur scène sur un trapèze volant. Elle descend et prend place sur une table disposée en fond de scène où l’attend le Professeur. Un voile est disposé sur elle avant que Dani Lary la fasse léviter dans les airs grâce à un éventail. Il la rejoint alors dans les hauteurs pour lui donner une rose. Les deux amoureux redescendent sur terre, Victoria remonte sur sa balançoire avant de repartir dans les airs côté cour.

Une double lévitation toujours aussi efficace et poétique reprise de son dernier spectacle et légèrement modifiée avec l’apport de la balançoire qui ajoute une mise en abyme intéressante à la scène.

Le Foulard spirit

« Et si les mystères de la téléportation tenaient tout simplement dans un mouchoir de poche ? »

Le Professeur arrive sur scène avec un foulard fluorescent facétieux qui se met à danser autour de lui en jouant une petite comédie. Le foulard est alors placé dans une jarre transparente fermée d’un bouchon en liège. Le foulard remue toujours et s’échappe de la jarre. Un deuxième mouchoir rose fluo apparaît, Les deux foulards dansent ensemble et sont placés dans la jarre. Ils en ressortent avec pleins de bébés foulards… Dans La Clé des Mystères, La danse des mouchoirs était mieux mise en scène.

Malle indienne aquatique

Voix off de Jules Verne : « Pourquoi ne pas prendre en exemple le grand Harry Houdini et sa téléportation aquatique ? Vous trouverez peut-être l’inspiration pour inventer votre propre version ? »

Un grand écran diffuse en introduction un portrait d’Houdini avec des images d’archives ainsi que des extraits de ses films. Les images s’arrêtent et laissent place à une ombre chinoise derrière l’écran en forme de malle suspendue, dans une belle transition. On aperçoit alors le Professeur Lary menotté et enchaîné. Il monte dans la malle qui est plongée dans une cuve remplie d’eau. Des flammes sont allumées à la surface pour rendre la scène plus impressionnante. Victoria se place sur la malle avec un rideau. Dans un effet de fumigènes, elle prend la place du Professeur qui apparait libéré de ses chaînes au dessus de la malle ! Un bel hommage à Houdini, très bien exécuté.

Voix off de Jules Verne : « Le Pr Lary est-il le sorcier de demain ? Vous le saurez dans la deuxième partie… » Le rideau de scène se ferme sur une représentation de l’exposition Universelle 1889 de Paris avec la mention « La téléportation, l’invention du Pr Lary. »

2ème PARTIE

Après un long entracte de 30 minutes, le spectacle reprend enfin !

La Gare

Le rideau d’avant-scène est aspiré dans le fond du décor en une fraction de seconde (effet garanti !) et laisse place à un hall de gare des années 1889. Victoria arrive, accompagnée d’un porteur, avec des valises et des malles remplies de vêtements et d’accessoires du Professeur Lary. Les valises sont empilées les unes sur les autres sur un chariot à roulette et surmontées d’une cage à oiseau vide. Les différents « compartiments » sont ouverts pour faire apparaître Dani Lary.

Le hall de la gare est très animé ; on y croise un accordéoniste, une vendeuse de roses qui est « ré-habillée » par le Professeur dans un effet de quick change. Un glacier arrive et une femme disparaît dans sa chariote, ouverte de ses quatre côtés.

L’Horloge

La grande horloge de la gare est descendue de son mat sur la scène. Le Professeur entre à l’intérieur, puis celle-ci est remontée dans les airs. Victoria disparaît alors derrière un voile pour faire réapparaître Dani Lary sur scène. On redescend l’horloge et c’est Copain qui se trouve à l’intérieur ainsi que Victoria (double transposition).

Le Concours

Le premier candidat pour la meilleure invention se présente sur scène ; il s’agit du docteur Fion et de sa « machine à jongler ». Un improbable automate relié à une télécommande et jonglant avec 3 massues. Bien sûr, la machine se dérègle à un moment donné et l’automate se met à fumer et se tape avec ses massues. « C’est une supercherie », un flic fait son apparition et poursuit l’inventeur dans un gag à la Benny Hill. Une séquence grotesque et grossière qui sort du cadre du spectacle, de par son esthétique et sa mise en scène.

La Fusée

Une boîte est ouverte des quatre côtés puis refermée après que Victoria ait placé à l’intérieur « une bombe ». La boîte est suspendue dans les airs par des chaînes. Un dragster-fusée, conduit par le Pr Lary, arrive sur scène. Victoria est placée dans la fusée de la moto et disparaît pour réapparaître à l’intérieur de la boîte suspendue. Un très bel effet flash déjà réalisé par Dani Lary dans plusieurs PGCDM sous différentes formes.

Le Livre Pop-up

Nous arrivons à la très belle idée de ce spectacle. Un énorme livre, disposé sur un socle amovible, arrive sur scène ; une sorte de carnet de bord avec « à l’intérieur » les trois personnages qui ont inspiré et influencé la dernière création du magicien Dani Lary : Jean-Eugène Robert-Houdin, Georges Méliès et Jules Verne. Trois pages du livre en relief qui vont défiler les unes après les autres…

Jean-Eugène Robert-Houdin

Le livre ouvre sa première page sur une reproduction du Théâtre Robert-Houdin et de ses « Soirées Fantastiques ». Devant le livre se trouve un décor d’extérieur constitué d’énormes pots en fleurs et d’un autel en forme de coquillage. Dani Lary coupe quelques boutons de fleurs qu’il ramasse dans un panier. Il roule ensuite, en cône, un journal, met de l’eau dedans pour en produire des dizaines de roses. Celles-ci sont placées dans un énorme diamant transparent. Une fois le diamant rempli, les roses laissent place à Victoria qui va s’allonger, sous hypnose, sur le grand coquillage pour léviter au-dessus de jets d’eau. Dani Lary fait tourner sa partenaire autour de lui dans un magnifique tableau.

Une fois réveillée, Victoria trinque avec le magicien et ils arrosent ensemble la plante du début qui voit ses roses repousser sous l’action du champagne !

Cette séquence est très bien construite et vraiment magique dans le choix des accessoires et des effets. Dommage que pendant la représentation, Dani Lary ait flashé quelques procédés de production avec sa cafetière…

Georges Méliès

La page du livre se tourne et laisse place au grand Méliès, l’inventeur du spectacle cinématographique. « C’est son fameux film Le Voyage dans la Lune qui inspira, entre autre, la téléportation électrique du Pr Lary. »

Apparaît Georges Méliès assis sur son siège de réalisateur. Il actionne sa caméra pour lancer un court-métrage inédit intitulé Le Magicien Jaloux, un vaudeville « magicomique » inspiré du Théâtre de boulevard façon Labiche.

La page du livre se transforme en écran et on retrouve Copain (l’amant) qui offre un bouquet de fleurs à Victoria, avant qu’on ne frappe à la porte. « Ciel mon mari ! » s’écrit Victoria. Copain se cache dans une malle. Dani Lary (le mari) entre alors dans l’écran et offre un autre bouquet à sa femme. « Il y a un autre homme ici ! » dit-il. Il regarde dans l’armoire, la commode et trouve l’amant dans la malle. Furieux, il fait apparaître sa baguette magique et fait disparaître un à un tous les meubles de la pièce. Les deux hommes sortent un moment du cadre pour réapparaître dans l’écran.

Le personnage de Méliès entre à son tour dans l’écran en couleur avec un téléphone portable (qui ne sera inventé que 100 ans plus tard !). Copain fait disparaître le mari et sort de l’écran. La femme se retrouve toute seule dans le film et on découvre que Dani Lary a pris la place de Méliès dans le fauteuil du réalisateur en avant-scène.

Une séquence ébouriffante et très inventive où l’on retrouve un hommage inédit qui mélange magie et cinéma dans un jeu de mise en abyme furieusement jouissif. N’oublions pas de souligner la remarquable qualité du court-métrage, spécialement tourné pour l’occasion, qui renouvèle de façon ingénieuse les effets d’interaction entre un écran et la scène d’un théâtre façon Horace Goldin. Un des très grands moments du spectacle !

Jules Verne

« Le dernier personnage c’est moi ! Cette aéronaute devra être pourvue d’un mécanisme irréprochable. » dit la voix off.

Dani Lary arrive sur scène avec une poubelle métallique qui contient un petit ballon en forme de dirigeable qui se met à léviter dans les airs, sur une grande partie du plateau et vers Victoria. Il passe ensuite entre les bras du couple et part en coulisse.

Une nacelle de montgolfière arrive des coulisses et se transforme, en un flash, en machine volante ; mixe entre les appareils de Leonardo da Vinci et les premiers avions bricolés. A son bord Copain pédale comme un dératé pour que l’engin reste dans les airs ! Un très bel effet de transformation avec du matériel imposant et minutieusement fabriqué.

Place à la dernière page du livre et à l’épisode de 20000 lieues sous les mers. Dani Lary prend les traits du Captain Nemo armé de son trident à bord de son Nautilus. Il rencontre très vite l’énorme pieuvre des mers. D’énormes tentacules sortent de la structure à la rencontre du public et des premiers rangs de la salle de spectacle. L’effet est saisissant et spectaculaire, entre attraction de fête foraine et effet de machinerie théâtrale. Le décor se rétracte alors en fond de scène et laisse les spectateurs « respirer ».

« Jules, revient donc à ton dernier ouvrage inédit : Retro Temporis… »

La Téléportation Electrique

« Voici le moment tant attendu : l’invention de la téléportation électrique par le Professeur Lary ! »

La fameuse machine arrive avec l’aide de Copain : Une cabine hexagonale semi-transparente accouplée d’un guéridon ampoulé. Victoria entre dedans. Une sphère transparente remplie d’eau arrive côté cour de la scène ; elle est positionnée sur une structure pilotée par Copain. La sphère vide s’élève dans les airs tandis que la cabine commence à tourner autour de Victoria. On voit petit à petit la silhouette de la jeune femme disparaître progressivement et s’évanouir dans un magnifique effet de fondu, pour réapparaitre dans la sphère aquatique !

Un tour déjà réalisé dans La Clé des Mystères avec « la cuve empoisonnée ». (Référence : La magicienne Melinda a popularisé et remit au goût du jour cet effet dans les années 1990 à Las Vegas avec son tour Cannon Shot).

Le Phonographe géant

Un petit phonographe accompagné de sa réplique géante arrivent sur scène. Les quatre côtés sont ouverts avant qu’une femme apparaisse à l’intérieur dans un mix de chansons en fond sonore. Le phonographe est alors déplacé en fond de scène (sans justification !) et une voix off annonce : « Voici le résultat de notre grand concours ! » Apparaît alors un à un les différents inventeurs de l’exposition universelle, puis tous les personnages vus dans le spectacle. Les différents protagonistes viennent saluer le public. Cette production en série est anéantie par la non justification du déplacement de l’objet qui lève de suite la suspicion. Et pour les yeux avertis placés sur les côtés de la scène, le truc est facilement repérable. Dommage pour ce dernier tour de piste ! (Référence : Million Dollar Mystery créé par Steinmeyer pour Siegfried and Roy. Un tour déjà réalisé par Dani Lary dans un PGCDM avec le Taj Mahal)

Victoria disparaît alors dans le phonographe. Un vélo livrant le journal arrive sur scène. L’intérieur du contenant est montré vide et apparaît ensuite la jeune femme. « Le Pr Lary est le grand gagnant du concours… » Pendant cet effet d’annonce, une locomotive grandeur nature apparaît sur scène ! Tous les acteurs embarquent pour un dernier voyage : un tour du monde !

« Quelle histoire mes amis ! Maintenant Retro Temporis est connu de vous seul ! » Dixit la voix off de Jules Verne.

Une fois la représentation terminée, Dani Lary prend la parole et rend un dernier hommage à Eugène Robert-Houdin, Georges Méliès et Jules Verne. « Sans eux pas de spectacle, et sans vous spectateur, je ne serais pas là aujourd’hui ! »

Conclusion

Au vue de l’ampleur du travail, nous avions des interrogations quant à la capacité à monter un nouveau spectacle en si peu de temps ; les représentations de La Clé des Mystères étant toujours en cour. Comment Dani Lary pouvait travailler sur un autre projet en parallèle ? Réponse en testant ses futurs numéros de Retro Temporis dans Le Plus Grand Cabaret du Monde (PGCDM) sur France 2. La grande partie du spectacle se trouve à l’essai chez Patrick Sébastien comme pour son précédent show. Le magicien aurait tort de se priver d’un tel plateau pour peaufiner ses illusions.

Disons-le tout net, cette nouvelle création de Dani Lary n’est pas à la hauteur de nos espérances, nettement moins abouti que La Clé des Mystères. La faute peut-être à une préparation et à des exigences de production trop rapides ? Quoi qu’il en soit, le résultat est mitigé avec une première partie beaucoup trop démonstrative (bien que ça soit le propos de l’histoire) qui est une succession d’illusions sans véritable justification et une seconde partie convaincante dans son côté fantasmagorique et poétique.

Malgré ces réserves, Retro Temporis est un spectacle unique et singulier qui essaye de faire fusionner différents univers avec une boulimie contagieuse. On sent à chaque instant Dani Lary investit d’une mission auprès du public, faire découvrir des horizons et des personnages méconnus au service du divertissement magique.

En ressort des tableaux magnifiques et saisissants sortis du grand livre en Pop-up comme celui du nautilus et de sa pieuvre géante, du Théâtre Robert-Houdin ou du court-métrage inédit de Georges Méliès.

Nous ne doutons pas que le spectacle va s’améliorer avec le temps et corriger son manque de fluidité et de rythme. Bravo pour ce beau challenge !

A lire :
- Le magicien de l’impossible ?.
- La clé des mystères.
- L’interview de Dani Lary.
- Son talk show au Jean Merlin Magic History Day 2012.

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Auteur : Sébastien BAZOU


Mise à jour effectuée le : 3 juillet 2014.
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