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CATCH ET FAUX-SEMBLANTS

Réflexions autour d’un divertissement sportif populaire.

Le monde du catch est une formidable machine à illusions. Tout n’est que simulacre dans cette entreprise qui n’a pour but que de divertir et mystifier le public pour leur plus grand plaisir. Les catcheurs sont en quelque sorte des illusionnistes, experts dans l’art de donner et recevoir des coups. Comme en prestidigitation, le monde du catch est confidentiel et régit par un code de conduite précis. Chaque représentations, chaque combats abritent un modus operandi définit à l’avance à bases de trucs (tricks) et de gimmicks que nous verrons un peu plus loin.

Mosaïque romaine représentant des lutteurs.

Il y a, à travers le monde, une véritable fascination pour le catch. Une discipline hybride à la croisée du sport, du spectacle et du théâtre qui tire ses origines de l’antique lutte gréco-romaine. Ce divertissement populaire, assimilé à de la lutte professionnelle tire son nom de l’expression anglaise « catch as catch can » (« attrape-le comme tu peux »). Il est apparu en Europe vers 1840 dans les cirques forains et se développe rapidement aux Etats-Unis et au Japon. Des troupes de lutteurs dirigées par un manager apparaissent ainsi jusqu’en Russie, qui compte en 1885 plusieurs dizaines de filiales à travers le vieux continent. Parallèlement, l’occupation française importe le catch au Mexique en 1863.

L’arrivée de la première guerre mondiale sonne le glas du catch, qui réapparaît au début des années 1950 en France. Pendant une vingtaine d’années, cette discipline atteindra sont apogée. Les catcheurs se produisant dans des foires et des galas mais également à la télévision, l’ORTF de l’époque ! La mauvaise réputation faite autour du catch français a raison de lui à la fin des années 1960. Les Etats-Unis qui reprennent le flambeau. C’est le début d’une hégémonie américaine qui deviendra la référence mondiale jusqu’à nos jours.

En France, le catch oublié des années 1960 ressuscite avec la WWF (World Wrestling Federation) en 1985 grâce à Canal + qui diffuse le célèbre show américain. En perte de vitesse dans les années 1990, le catch US revient en force au début des années 2000, jusqu’à sa Sur-médiatisation en 2006 et l’apparition de ses gladiateurs des temps modernes dans les cours de récré !

Les styles de catch

Le catch se pratique différemment à travers le monde. Il y a néanmoins trois grands mouvements dominants.

Le catch le plus rependu est celui des Etats-Unis appelé Professional Wrestling ou Sports Entertainment, basé sur le divertissement et le spectacle. Chaque combat est scénarisé, ce qui donne lieu à des joutes mémorables. La WWF (actuelle WWE) créée par le visionnaire promoteur Vincent Kennedy McMahon à la fin des années 1970 possède les catcheurs les plus connus mondialement. Ils ont bénéficiés d’une couverture médiatique sans précédent. Leurs noms : Hulk Hogan, Randy Savage, Ric Flair, Ted Dibiase, Bret Hart, The Undertaker, Shawn Michaels, Triple H, Stone Cold Steve Austin, The Rock, Rey Mysterio, John Cena, The Big Show, Randy Orton, Batista…

Il existe également une branche concurrente de la WWE nommée la TNA (Total Nonstop Action Wrestling) créée en 2002, qui compte d’autres superstars comme : Kurt Angle, Sting, Mick Foley, Kevin Nash, Samoa Joe, AJ Styles, Rob Van Dam, Jeff Hardy…

Shawn Michaels (né en 1965), est une légende vivante du catch US. Embauché à la WWF en 1988, il prend sa retraite en 2010 après Wrestlemania 26.

Au Japon, le catch est appelé Puroresu et est considéré comme un sport du fait que les coups ne sont pas retenus (shoot wrestling). Le but est que les combats soient le plus réalistes possibles comme pour un match de boxe ou d’arts martiaux. Il n’y a ni histoire, ni mises en scènes. La rudesse des combats provoque souvent des accidents graves en direct, surtout dans la branche hardcore wrestling. Ames sensibles s’abstenir !

Kenta Kobashi (né en 1967), est une des grandes stars du catch japonais possédant un palmarès impressionnant.

Au Mexique le catch se nomme Lucha libre. Il est définit par un style aérien. L’utilisation de masques fait parti du folklore qui rattache cette discipline à la religion. C’est en quelque sorte une tradition, tout comme le port des cheveux longs. Les luchadores accomplissent des prises spectaculaires dans des combats plus rapides et moins violents qu’aux Etats-Unis. Le Luchador est un dieu vivant, et les produits à son image sont idolâtrés telles des reliques sacrées.

El Santo (1917-1984) est le plus célèbre catcheur masqué mexicain. Une légende reconnue pour son charisme (au Mexique le masque d’argent est un véritable mythe) et la longévité impressionnante de sa carrière (48 ans sur le ring !) mais aussi parce qu’il a mené de front une double carrière à la fois comme catcheur et comme acteur en incarnant le super-héro justicier dans pas moins de quarante-deux films d’action mexicains (de 1958 à 1982) dont certains sont devenus des films cultes comme Santo contre les zombies ainsi que le fameux Les momies de Guanajuato et font partie intégrante de la culture populaire mexicaine.

En France, le catch wrestling connu son âge d’or dans les années 1950 et 1960 avec l’apparition des grandes légendes françaises que sont l’Ange Blanc (Francisco Pino), Le Bourreau de Béthune (Jacques Ducrez), Le Petit Prince (Daniel Dubail), Claude Rocca, Cheri-Bibi (Roger Trigeaud) ou encore André le Géant (André Roumissof) qui rencontra un succès planétaire aux Etats-Unis avec la WWF. A noter enfin que Lino Ventura officia dans cette discipline au début des années 1950 pour ensuite se consacrer au cinéma dès 1953.

L’Ange Blanc (1950)

Les règles

Les règles sont sensiblement les mêmes suivant les pays. Un match classique se gagne :

- Par tombé (Pinfall) sur le compte de trois quand l’adversaire a ses deux épaules rivées au sol.
- Par soumission (abandon du catcheur).
- Par décompte (10 secondes) à l’extérieur du ring.
- Par disqualification.

Le canadien Chris Jericho effectuant sa prise de soumission The Walls Of Jericho (Elevated Boston Crab).

Les types de match

Il existe également différents types de match dont le ladder match (match avec échelles pour décrocher la ceinture qui est suspendue) ou le Iron man match (match marathon où plusieurs tombés et soumissions sont possibles).

Jeff Hardy, un des experts mondiaux du ladder match, ou la prise de risque est maximale !

Les prises

Dans le catch, le nombre de prise est impressionnant. Un véritable abécédaire, une encyclopédie technique ! Parmi les plus célèbres citons : le Powerslam, le Powerbomb, le Back drop, le Neckbreaker, le DDT, le Russian Leg Sweep, le Suplex, l’Atemi, la clothesline, les Drops et autres Splash.

Chaque catcheur possède sont arsenal et ses techniques fétiches qu’il répète de match en match. Cela devient sa marque de fabrique et chaque mouvement est attendu par le public comme une offrande. Un cérémonial qui se termine inévitablement par une prise de finition (finisher), véritable crescendo ultime du match.

Le pedigree, Finisher de Triple H, le plus titré des catcheurs de la WWE.

Théâtralisation et mise en scène

Le monde du catch est codifié et répond à des règles précises. Un univers folklorique fait de strass et de paillettes où règne une vision manichéenne du monde : le bien contre le mal. Les « gentils » (Face) contre les « méchants » (Heel). A chacun son rôle et sa fonction. Dans l’Amérique populaire par exemple, le « gentil » catcheur figure souvent naïvement l’ouvrier, le migrant latino, l’ancien soldat, le cowboy solitaire ; tandis que le « Méchant », par essence tricheur, fourbe et vicieux, est souvent un type plein aux as, un corrompu, un vendu.

« Un catcheur, c’est 50% de sportif, 50% d’artiste, 100% de show-man » dixit Marc Mercier, huit fois champion du monde de la discipline et président de la Fédération Française de Catch.

Chaque match est théâtralisé, mit en scène, scénarisé, répété et planifié à l’avance par un manager appelé Booker. Le Booker est à fois l’organisateur, le Monsieur Loyal, mais aussi l’éminence grise qui s’évertue à tourmenter le « gentil » en lui programmant des matchs toujours plus durs jusqu’à la chute. Plaidant un discours de moralité, de probité voir de compassion pour pousser l’humble catcheur dans ces derniers retranchements.

Le scénario est préétablit et chacun connait le rôle qu’il doit jouer dans cette commedia dell arte. L’issu du combat est déterminée à l’avance et chaque catcheurs coopèrent ensembles durant le combat. Même si le combat est dicté d’avance, les catcheurs communiquent discrètement entres eux pour déterminer les enchaînements de prises. Une certaine improvisation est ainsi à l’œuvre à chaque rencontre. L’arbitre est aussi complice de cette duperie. Il connaît l’issu du match et participe au combat en donnant aux catcheurs certaines indications. Le but est de faire le show, de donner aux spectateurs du spectaculaire, les divertir en les tenant en haleine jusqu’au dénouement.

Wrestlemania est l’évènement planétaire du catch, diffusé dans soixante pays et traduit en seize langues. Plus qu’une institution, un mythe depuis 1985 ! (Ci-dessus : Wrestlemania 12 : Shawn Michaels vs Bret Hart dans un Iron Man match de plus d’une heure, le premier de l’histoire).

Malgré le caractère fallacieux du catch, il est indéniable que ses représentants sont de véritables athlètes. Ils possèdent tous une grande condition physique et réalise à chaque moment des prouesses techniques dignes des plus grands sportifs (athlétisme, arts martiaux…). Tout ça en évitant de se blesser. Car chaque prise mal portée peut provoquer l’accident, voir la mort du catcheur. Un entrainement journalier, des répétitions systématiques ainsi qu’une bonne connaissance de son adversaire sont les conditions sine qua non pour prévenir du pire.

Chaque catcheur évolue dans des histoires distinctes, qui peuvent parfois s’entrecouper. Ses histoires et intrigues s’appellent des Storylines. Les Bookers inventent des rivalités (Feud) entre catcheurs et montent de toutes pièces une histoire (Angle) qui va crescendo avec moult rebondissements, jusqu’à un dénouement (climax) digne des grandes tragédies grecques, trahison et rédemption à la clé.

Rivalité orchestrée et mise en scène entre Randy Orton et Triple H.

L’écrivain et sémiologue français Roland Barthes (1915-1980) allait souvent voir du catch dans les salles de sport parisiennes. Dans ces spectacles, faussement appelés sportifs, il y voit du théâtre antique, de la commedia dell arte où les acteurs improvisent, toujours le même spectacle, celui de la justice, du paiement : il faut faire payer le salaud. Il y a du sens moral et de l’engouement populaire. C’est ainsi qu’en 1952, Barthes écrit une analyse du spectacle de catch intitulée Le bien et le mal, Téléréalité finalement ... Comme il est délectable de voir les méchants sévèrement punis !

Extraits :

« Le public se moque complètement de savoir si le combat est truqué ou non, et il a raison. Il se confie à la première vertu du spectacle, qui est d’abolir tout mobile et toute conséquence. Ce qui lui importe, ce n’est pas ce qu’il croit, c’est ce qu’il voit. »

« La vertu du catch, c’est d’être un spectacle excessif […] La fonction du catcheur, ce n’est pas de gagner mais d’accomplir exactement les gestes qu’on attend de lui […] Le catch propose des gestes excessifs, exploités jusqu’au paroxysme de leur signification […] Ce qui est ainsi livré au public, c’est le grand spectacle de la Douleur, de la Défaite et de la Justice. »

Le personnage

Le catcheur est au centre du divertissement sportif. Aux Etats-Unis et au Japon, il est considéré comme une superstar telle une rock star. Au Mexique, c’est un dieu vivant ! C’est dire si son personnage doit être à la hauteur des attentes des milliers de fans à travers le monde. Chaque catcheur possède sa figurine (jouet) déclinée en plusieurs versions ainsi qu’un grand nombre de produits dérivés de toute sorte.

Véritable produit marketing, le catcheur est créé de toute pièce suivant un protocole précis. Il est affublé d’attributs stéréotypés : physique, attitudes, mimiques, catégorie sociale, etc. Un style prédéfinit qui devra plaire ou déplaire au public suivant qu’il soit du côté du bien ou du mal. A chaque période de l’histoire ces catcheurs, suivent l’évolution de la société. Ainsi aurons nous vu apparaître dans les années 1980 Hulk Hogan, l’icône la plus célèbre du catch à travers le monde. Un « Mister America » sympa et décomplexé qui synthétise à lui seul les 80’s.

« Les catcheurs ont un physique aussi péremptoire que les personnages de la Comédie italienne, qui affichent par avance, dans leur costumes et leurs, attitudes, le contenu futur de leur rôle : Pantalon ne peut être jamais qu’un cocu ridicule, Arlequin un valet astucieux et le Docteur un pédant imbécile. » Roland Barthes.

Le rôle joué par les catcheurs est appelé Gimmick. C’est la caractéristique du catcheur, sa personnalité : un narcissique, un suicidaire, un dur à cuire... Plus précisément le Gimmick convoque tout un tas de mimiques, gestuelles et attitudes mises en valeur par le costume et plus généralement par le look de l’athlète. Le catch est parfois synonyme de mauvais de goût et est rattaché au mot kitsch. Et pour cause, avec leur slip de superman et leur collant moulants, certains ressemblent à des clowns bodybuildés.

« Un bon catcheur est un gars qui peut catcher une chaise et faire applaudir la chaise ». Ainsi s’exprime Edouard Carpentier, grand nom du catch français né en 1926.

Chaque catcheur a sa propre entrée accompagnée de sa musique (son thème), paradant ainsi jusqu’au ring. C’est un rituel indispensable pour le personnage et les spectateurs qui se mettent dans l’ambiance du match à venir. Ce conditionnement a pour but de chauffer la salle et de rendre crédible le Gimmick (le rôle que joue le catcheur). Certaines entrées sont devenues mythiques et sont un véritable spectacle dans le spectacle comme celle de l’Undertaker ou de Triple H sur la musique « The Game », écrite pour le catcheur par le célèbre groupe de Hard rock Motorhead.

The Undertaker (le fossoyeur) possède une entrée à glacer le sang sur le thème de la marche funèbre !

Trucages et grande illusion

Le catch est entièrement truqué, arrangé et scénarisé à l’avance, (sauf dans certains matchs au japon où les athlètes ne retiennent pas leurs coups). Depuis les années 1880, différents simulacres sont utilisés pour renforcer la véracité des combats.

Le grand secret du catch a longtemps été gardé. À une époque, les catcheurs qui jouaient le rôle de méchants ne devaient surtout pas être vus dans des lieux publics en compagnie de leurs collègues censés être des gentils. Lors de chacune de leurs apparitions télévisées les catcheurs devaient continuer à jouer leur rôle, se faire appeler par leur nom de scène, et les catcheurs masqués ne devaient surtout pas montrer leur vrai visage. Ce code de déontologie et d’allégeance à la préservation de la mystique du catch s’appelle le Kayfabe. On considère que c’est Vince McMahon, le propriétaire de la WWF (actuelle WWE) qui a été le premier à « casser » le kayfabe et à admettre que le catch était truqué dans les années 1990.

Chaque coup, chaque prise sont retenus pour ne pas blesser l’adversaire, mais l’ensemble doit sembler réel. Tout est étudié pour atténuer un maximum les chocs. Si l’on y regarde de plus près, un simple coup de poing porter à la tête pourrait entrainer une commotion cérébrale ! Chaque prise est réellement portée, mais tout repose sur celui qui reçoit les coups. C’est lui qui réagit en absorbant les coups. Il doit faire semblant d’avoir mal, d’accuser le choc, de grimacer, de gémir, de souffrir pour donner l’illusion que le coup est réel. Le secret de l’illusion est rendu grâce à une bonne collaboration et beaucoup de cinéma à la manière des acteurs ou des cascadeurs. Ainsi le tour est joué comme il doit l’être.

Kurt Angle, ancien Champion Olympique de lutte libre en 1996, porte un Punch sur son adversaire (poing relâché).

Il y a cinq fondamentaux à connaître pour donner l’illusion : Le body slam (savoir tomber sans se faire mal), le punch (poing relâché), le stomping (accentuer les coups en se servant des pieds), le kick et le coup de boule.

En dehors des actions menées par les catcheurs, certains accessoires sont « truqués » ou arrangés à commencer par le ring. Ce carré de six mètre sur six est protégé et habillé de matériaux spéciaux pour ne pas blesser les athlètes. Le sol est une sorte de trampoline, constitué de plusieurs plaques de contre plaqué et de mousse ainsi que d’un ressort central pour amortir les chocs. Un micro est aussi placé sous le ring pour amplifier les bruits dans toute la salle. Les armes occasionnelles sont souvent en alu léger. Echelle et poubelle se déforment facilement ce qui rend le choc spectaculaire sans grand danger pour les athlètes. Les tables brisées en deux par les catcheurs sont en réalité constituées d’un bois ultra léger qui cède facilement.

Le tout jeune Ric Flair en 1975, champion NWA et adepte du Blading.

Il arrive fréquemment que les catcheurs saignent. Pour simuler ce saignement, les athlètes mâchent des capsules de faux sang ou peuvent se faire saigner eux-mêmes à l’aide d’un petit objet en métal tranchant (Blading).

A lire :
- Spectacles de catch, Le bien et le mal - Téléréalité finalement ... de Roland Barthes dans Mythologies (Editions du Seuil, 1957).
- La Vérité sur le Catch de Jean Corne (Editions Franc Empire, 1974).
- Los Tigres del Ring de Jimmy Pantera (Ankama Editions, 2009).

A voir :
- Raw et Smackdown, les deux shows américains de la WWE diffusés chaque semaine sur la chaîne NT1, respectivement le vendredi et samedi soir.
- The Wrestler avec Mickey Rourke. Un film de Darren Aronofsky (2008).

A visiter :
- Le site de la WWE.

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Auteur : Sébastien BAZOU


Mise à jour effectuée le : 30 décembre 2011.
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