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ARTURO BRACHETTI FAIT SON CINEMA

Folies Bergère (Paris, le 11 juin 2011).

Arturo Brachetti revient en France avec un nouveau spectacle après une tournée mondiale triomphale de six ans. Un spectacle inspiré de sa passion pour le septième art qui mélange le transformisme, la magie, les ombres chinoises, et le mime. On retrouve quelques personnages et séquences de sa précédente création qui sont présentés sous un nouveau jour. Le transformiste est secondé par deux habilleurs et un accessoiriste. Au total, ce sont 85 personnages qui défilent, sous nos yeux ébahis à la vitesse de la lumière, le tout mit en scène par Serge Denoncourt.

Naissance d’une vocation

Né dans un petit village des montagnes turinoises, Arturo Brachetti se souvient de ses premiers déguisements, pendant les vacances, dans le grenier de sa grand-mère. Il reçoit son premier théâtre de marionnettes à l’âge de 6 ans. Il entre ensuite à l’école, chez les prêtres salésiens et découvre la prestidigitation. C’est au séminaire que, devant trois spectateurs, le jeune Arturo se travestit pour la première fois.

Arturo Brachetti et le prêtre magicien Silvio Mantelli.

Arturo brachetti (au centre) entouré de Paco et de la grosse bertha au Paradis Latin en 1979.

« A 15 ans, je jouais le rôle d’une sorcière qui se transformait en homme puis en femme… Je suis devenu transformiste par hasard : mon père m’a mis au séminaire à 11 ans, pour m’obliger à jouer avec les autres, parce que j’étais un garçon trop timide. L’un des prêtres faisait des tours de magie, il me les a appris. Comme j’étais toujours timide, pour les présenter, je me déguisais en chinois, en indien... Ça me plaisait, ça me donnait le courage d’aller sur scène. A 15 ans, j’ai fait mon premier numéro de transformisme avec trois costumes. Le prêtre m’a fait cadeau d’une biographie sur Leopoldo Fregoli, le dernier grand maître du transformisme (1867-1936) et j’ai rêvé de devenir comme lui. En 1979, j’ai passé ma première audition au Paradis Latin à Paris : on m’a pris parce que j’étais le seul au monde à faire cela. » A.Brachetti

Le cinéma, une passion

C’est à l’âge de cinq ans que le jeune Arturo voit son premier film de cinéma accompagné de son père : Les Damnés de Luchino Visconti. La projection a lieu dans le local de l’amical des travailleurs de chez Fiat. C’est le début d’une passion.

Scène de travestissement dans Les Damnés de Luchino Visconti.

« Le cinéma me donne l’opportunité de faire presque tous les personnages au monde. On peut passer de la préhistoire à la science-fiction sans problème. Il y a tellement de personnages connus et reconnaissables facilement, et qui peuvent être mis en scène de façon poétique ou comique. Même si on ne connaît pas tous les personnages et les références, il y a toujours l’effet de surprise de la transformation. Ce qui m’intéresse, c’est le jeu de Judy Garland qui se déshabille pour devenir Liza Minnelli, qui est tuée par le couteau de Psychose, qui est aussi le parapluie de Julie Andrews… » A.Brachetti

Un monde invisible

Quatorze personnes s’agitent derrière les rideaux dont trois, revêtues de noir de la tête aux pieds, s’occupent uniquement d’habiller et de déshabiller le comédien. L’art d’Arturo Brachetti découle directement des performances de Leopoldo Fregoli (1867-1936), qui, au sommet de sa forme, enfilait jusqu’à cent costumes différents durant le même spectacle.

« A l’époque de Fregoli, les femmes mettaient facilement une heure pour s’habiller… Il pouvait donc le faire en une minute et les gens trouvaient la performance extraordinaire… Aujourd’hui, moi, je dois me changer en quelques seconds maximums. Il y a deux secrets majeurs. Le premier, c’est les habits, qui sont de véritables oeuvres d’architecture couturière, qui se transforment, qui peuvent être enlevés ou mis facilement. Le second, c’est la grande organisation qu’il y a dans les coulisses avec mes trois assistants. Il y en a spécialement deux avec lesquels j’ai un rapport très proche. Sans eux, il n’y a pas de spectacle. C’est une organisation précise, comme une Ferrari dont on fait le plein et change les quatre pneus en quatre secondes. On se touche, des fois on se fait mal, je termine avec des bleus... Les coulisses, c’est assez violent ! » A.Brachetti

Introduction

Sur scène un écran de projection diffuse des extraits de films où la tête d’Arturo Brachetti prend la place de certains acteurs et actrices. Avec cette mise en abyme sympathique, l’artiste se met en scène dans un vidéo montage bon enfant pour présenter le thème de son nouveau spectacle. Une fois les extraits terminés, le voile de projection est avalé par la bouche du transformiste. Une manière subtile de dire que l’artiste s’est nourrit du cinéma depuis son enfance et qu’il a digéré tout un pan de l’histoire de ce média.

Le monde du petit écran

Arturo se présente au public habillé comme Federico Fellini, une écharpe autour du cou. Avant la découverte du cinéma il y a eu l’influence de la télévision qui diffusait des séries devenues cultes ainsi que des films.

Sur scène est disposé un grand téléviseur qui servira aux changes de costumes. Ce succède alors : d’Artagnan, Zorro, un duo de cowboys noir et blanc, Laurence d’Arabie, Mary Poppins exécutant une transformation de parapluie avec des foulards, Ben Hur, le Roi lion qui transforme son épée en bouquet de fleurs, Spiderman et Cruella d’enfer des 101 dalmatiens.

Chapeau de Tabarin

Enfant, Arturo aimait impressionner ses copains avec le chapeau de son grand père. L’artiste exécute alors vingt-cinq personnages à l’aide d’un simple anneau de feutre noir dans la tradition du bateleur Tabarin (1584-1626).

Le défilé commence par un maillot de bain pour exhibitionniste, puis les personnalités se succèdent avec d’Artagnan, John Wayne, Don Camillo, un cardinal, un torero, Arlequin, l’amiral Nelson, un avocat, l’horloge Big Ben, Gloria Swanson de Sunset Boulevard, Casanova, le capitaine crochet, un bébé, Sainte Catherine, un Kazakh du Tsar, Guillaume, Tell, le Prince Charles, Elisabeth Taylor, Scarlett O’Hara d’Autant en emporte le vent, un pompier et le 7ème samouraï.

Horror Pictures show

Une séquence vidéo en Super huit montre Arturo enfant qui se déguise. L’artiste se souvient ensuite d’une visite au Musée National du Cinéma de Turin qui l’a marqué. Accompagné de son père, il se retrouva dans une salle entièrement consacrée au cinéma d’horreur. Sur scène, dans un décor de maison hantée, Arturo Brachetti va donner au public des frissons avec une réinterprétation des films d’horreurs les plus connus. Mixant habillement les personnages et les situations macabres, il « accouche » d’un scénario inédit qui voit s’affronter le prêtre exorciste du film de William Friedkin à une cohorte de « créatures monstrueuses ». Effrayant et virtuose !

Spectres et chauves souris se baladent dans le décor avant qu’un tableau, représentant un portrait d’homme, ne s’anime dans une étonnante surexposition. Un croque mort apparaît puis disparaît derrière une porte. C’est au tour de Nosferatu, le vampire de Murnau, de sortir de son cercueil suivi de son ombre.

Au milieu du décor se trouve un lit surmonté d’un énorme drap blanc. Le drap commence à s’animer comme un fantôme. Entre en scène le prêtre exorciste. La tête de la fillette possédée apparaît au centre du drap et commence à tourner à 360°, puis à naviguer de haut en bas. Le prêtre, armé de gousses d’ails et d’eau bénite, essaie d’exorciser « la créature » sans succès. Il s’arme alors d’une photo de Nicolas Sarkozy (Silvio Berlusconi pour les représentations en Italie) puis d’un extincteur mais rien n’y fait. Noir dans la salle après que le tonnerre ait grondé.

La lumière revient grâce à une lampe de poche tenue par le prêtre. Celui ci est prit au piège « d’une table tournante » qui lévite. Surgit alors une main qui saisit la gorge de l’homme d’église. Le prêtre coupe celle ci grâce à une tronçonneuse (Massacre à la tronçonneuse de Tobe Hooper) main le membre continu à s’agiter comme La chose dans La famille Adams. La main saisie le coup du prêtre et fait tomber sa tête jusqu’à son estomac. Apparaît sur scène la poupée Chucky conduisant une voiture téléguidée. Le croque mort revient et se fait assommé par le prêtre à coup de hache (Vendredi 13). Le voile, devant le décor, projette le mot « The End » dans un cri d’horreur.

Ainsi se clos cet incroyable tableau mené tambour battant dans un déluge de plaisirs coupables faisant penser à la mise en scène ludique et ultra référencée de Wes Craven avec sa série des Scream, en parodient d’autre films d’horreur (qui font partie de l’inconscient collectif de millions de spectateurs).

Mime sonore

C’est, à n’en pas douté, la plus belle découverte de ce spectacle. Lors de sa précédente création à Mogador en 2000, nous avons pu constater que Brachetti était autant à l’aise dans la démesure de ses travestissements que dans la simplicité même avec la pratique des ombres chinoises et du chapeau de Tabarin.

Il en refait la démonstration avec une nouvelle séquence appelée à devenir culte. Brachetti rappel aux spectateurs qu’au cinéma, images et sons sont montés en parallèle. La bande sonore est pratiquement toujours enregistrée après le tournage des images. Le cinématographe c’est d’abord la force des images montées dans un certain ordre pour arriver à raconter une histoire ou à faire passer un message compréhensif. Le cinéma muet a longtemps utilisé les techniques de la pantomime pour appuyer certains sentiments. Des artistes comme Chaplin ou Keaton en ont fait leur fond de commerce.

Dans cette volonté de revenir aux origines du cinéma, Brachetti va mimer différentes actions avec comme seule bande sonore des bruitages. La force du cinéma primitif et archaïque allié à la précision du geste du mime.

Arrive sur scène un aveugle avec sa canne qui se transforme en l’attribut fétiche du célèbre Charlot popularisé par Charlie Chaplin. La canne se transforme ensuite en club de golf, en canne à pêche, en rame, en archet, en baguette de chef d’orchestre, en mitrailleuse, en pelle de fossoyeur, en queue de billard, en épée de samouraï puis de toréador, en perche du fil-de-fériste, en matraque de l’agent de circulation, en fouet, en flûte, en bâton de majorette, en porte drapeau…

Les bruitages sont savamment montés dans un collage du type « association d’idées ». La prouesse de ce tableau est de convoquer le transformisme sans aucun costume ! Ce n’est plus le comédien qui se travesti mais des objets invisibles. Brachetti choisi de mimer différents personnages qui se succèdent par l’intermédiaire d’un objet longiligne. Il y a mille fois plus de magie dans ce monde « invisible » que dans tous les tours de grandes illusions réunis. C’est une leçon magistrale qui se déroule sous nos yeux. Une leçon d’économie, de simplicité et de génie.

Lon Chaney

Arturo Brachetti est aussi connu sous le dénominatif de « l’homme aux mille visages ». Bien avant lui, un autre immense artiste portait ce même titre. Il s’agissait de l’acteur américain Lon Chaney, maître de la pantomime et du transformisme cinématographique.

Aussi important à ses yeux que son maître Fregoli, Brachetti rend un magnifique hommage à Chaney, artiste méconnu du grand public qui grâce à cette mise en lumière devrait sortir de l’anonymat tant son art était sublime.

Sur scène défile un montage vidéo de ses plus grands rôles, puis arrive une énorme caisse « qui servait à transporter les costumes, perruques, prothèses, postiches et maquillages de l’acteur lors de ses tournages. » Il fut le premier Quasimodo et le premier fantôme de l’opéra au cinéma.

Sur fond de projection représentant Lon Chaney grimé en clown, Brachetti sort de la caisse déguisé, lui aussi, en clown (rôle tenue par l’acteur dans le film He Who Gets Slapped, Larmes de clown). Vient ensuite un personnage d’asiatique mixe de plusieurs films (Mr. Wu, Bits of life et Shadows). Il exécute un tour de foulards dans le chapeau avec l’apparition de fleurs à la manière du prestidigitateur William Ellsworth Robinson grimé en Chung Ling Soo.

C’est au tour d’un pierrot lunaire de faire son apparition (un mixe de deux films : He Who Gets Slapped et Laugh, Clown, Laugh). Il fait voler un cœur en papier à l’aide d’un éventail. Apparaît ensuite Quasimodo et une séquence de marionnettes où sont figurés un ange et un diable. Ce combat symbolique est un écho à la dualité de l’acteur Lon Chaney, tiraillé entre le bien et le mal, à la vie comme à la scène. C’est le diable qui l’emporte (le cancer de la gorge qui emportera l’acteur en 1930) faisant son apparition sur scène avec la lévitation de sa fourche. Pour terminer cet hommage, le fantôme de l’opéra entre sur scène avec sa cape et transforme ses gilets en différents drapeaux des pays où Lon Chaney a triomphé. Un énorme drapeau recouvre le personnage pour laisser apparaître un costume entièrement composé de drapeaux.

Ombres chinoises

A 20 ans, Arturo Brachetti tente sa chance à Paris et dans sa chambre de bonne il se fait ses petits scénarios en inventant le plus vieux cinéma du monde : les ombres chinoises.

Nous revoyons avec plaisir ce tableau déjà présent dans son précédant spectacle, qui voit défiler la tour Eiffel, la tour de Pise, un joueur de tambour, un cygne, une colombe, trois races de chien, une chèvre, un âne, un cerf, un éléphant, un crocodile, un requin puis un lapin.

« J’ai toujours été habitué à faire de la magie avec une raison derrière. Ça fait partie d’un tout. Aujourd’hui, il y a des gens qui me copient, qui font du transformisme avec un répertoire de cinq minutes, mais ils se transforment juste pour la surprise de l’effet. Alors que moi, il y a toujours une raison derrière. Je fais un spectacle un peu autobiographique, touchant, rêveur, qui se rapporte à l’enfance... Au début, les spectateurs sont curieux, et peu à peu, ils se laissent emporter par la rêverie. Ils voient sur scène la réalisation concrète d’un fantasme que l’on a tous : vivre plusieurs vies. » A.Brachetti

Fellini

Le 13 octobre 1979 dans le quartier de St Germain des prés à Paris, Arturo Brachetti assiste à la projection du film 8 ½ de Federico Fellini, et d’un seul coup sa vie a été partagée en deux. « Notre seule limite c’est l’imaginaire ». Place au maestro !

Sur une musique jazzy, défile sur l’écran de projection un montage des films de Fellini. Le rideau s’ouvre alors sur la chaise du réalisateur. Nous voyons apparaître la silhouette de l’actrice Giulietta Masina jouant Gelsomina dans La Strada. Son manteau devient un drap qui sert de paravent pour faire apparaître une marionnette puis un évêque à quatre pattes qui grandit à vu d’œil pour se transformer en chapiteau ! Un clown blanc en sort. Il danse autour d’un ballon. Deux énormes seins font leur apparition avec en leur centre le personnage joué par Marcello Mastroianni dans La cité des femmes. Apparaît alors un magicien ringard, foulard au poing puis un trapéziste qui se transforme en femme portant une robe blanche avec une traine. Fellini refait son apparition, de dos, sur sa chaise et sa silhouette s’anime en disant « Silencio » avec un porte voix. Fin de l’hommage avec en toile de fond le passage d’un énorme paquebot en référence au film Amarcord.

Entracte

Brachetti fait son apparition en peignoir. « L’entracte c’est important pour vendre des glaces et des cacahuètes ! »

Défile des photos de famille où l’on voit Arturo se déguiser, puis l’artiste se déshabille sur scène pour laisser voir son caleçon aux couleurs de l’Italie. Dans cette tenue très légère, il défit le public qu’il peut changer de costume rapidement (et là, il n’a rien en dessous !). Aussitôt dit, aussitôt fait, l’artiste part en coulisse quatre seconde et revient habillé d’un costume !

Hollywood

Brachetti rend un hommage à la plus célèbre industrie du film de la planète au travers de ses plus grands succès. « J’ai vu tous les films de genre d’Hollywood et depuis longtemps je rêve de jouer dans un film imaginaire où je jouerais tous les rôles. » A.Brachetti

On voit défiler différents génériques de films dans un montage vidéo projeté sur scène. A la fin, l’affiche de The Golden Rush (La ruée vers l’or) de Charles Chaplin reste fixée sur le rideau d’avant scène. Soudain apparaît en transparence Brachetti, sous la neige, grimé en Charlot qui rejoue la scène mythique des petits pains.

C’est au tour de James Bond de faire son apparition comme dans le précédent spectacle du transformiste : un demi-change de costume blanc et noir, la disparition de son pistolet et un change de costume derrière un paravent en forme de journal.

Place au genre fantastique avec les personnages d’E.T, de Rencontre avec le 3ème type et de La mouche. Séquence maritime avec Jack Sparrow de Pirates des Caraïbes qui transforme un foulard de pirate en foulard blanc, Titanic, Nemo et Les dents de la mer.

Le personnage de Charlton Heston dans Les 10 commandements joue la transition pour changer d’univers et se tourner vers l’âge d’or d’Hollywood avec des classiques comme The sound of music (La mélodie du bonheur) de Vincente Minnelli, Le magicien d’Oz avec Judy Garland et son chien marionnette, Liza Minnelli dans Cabaret de Bob Fosse, le couteau de Psycho (Psychose), Gene Kelly dans une magnifique séquence de Singing in the rain (Chantons sous la pluie), Humphrey Bogart et Lauren Bacall dans Casablanca, puis King Kong.

Sans transition, Joséphine Becker apparaît du costume de King Kong et entame une hilarante chorégraphie avec des bananes chanteuses. Sur fond de pleine lune, Harry Potter apparaît avec sa chouette qui échoue par terre, et est ramassée par Blanche neige. Blanche neige qui subit les fientes d’une colombe nettoyées grâce à un lapin en peluche.

Gollum du Seigneur des anneaux étale une serviette pour se faire bronzer en se tartinant de crème solaire. Le plaide est tendu à la vertical et apparaît la créature de Frankenstein qui danse des claquettes ! Scarlett O’ Hara change sa robe avec un énorme rideau sur fond de vidéo qui montre les deux photos des acteurs principaux prendre feu. Transition parfaite pour la préhistoire et La guerre du feu, via 2001 l’Odyssée de l’espace, où un os fait le tour du système solaire par l’utilisation du théâtre noir.

L’univers d’Hollywood se termine par la présence de Dark Vador de La guerre des étoiles qui se transforme en petite sirène qui lévite sur scène en faisant des bulles de savon.

Clap de fin

Arturo Brachetti revient sur scène remercier certains auteurs de cinéma, sans lesquels le monde du rêve n’existerait pas : « Merci à la lune de Méliès, à la douche de Psychose, aux lunettes de Woody Allen, à la cicatrice d’Al Pacino (dans Scarface), à la cigarette de Bogart, à la bicyclette d’E.T, à l’atmosphère d’Arletty (dans Hôtel du nord)…, à Buñuel, Godard, Hitchcock, Fritz Lang, Dreyer, Scorsese, Rossellini, Fellini. Merci au public qui crée les stars ! Le costume noir d’Arturo se transforme en costume blanc sous l’effet de paillettes.

Une heure trente de show non stop d’une qualité remarquable. Loin de la redite, Arturo Brachetti prouve qu’il est au top de sa forme créative et démontre avec brio que l’art peut-être pointu et populaire à la fois. La culture et le divertissement alliés pour le meilleur dans ce nouveau spectacle, une nouvelle fois, indispensable !

A lire :
- Arturo Brachetti, l’homme aux mille visages.
- BRACHETTI and Friends / Comedy Magik Cho.
- Lon Chaney.
- Fregoli.

A visiter :
- Le site d’Arturo Brachetti.

Crédit photos : Paolo-Ranzani. Tous les documents et archives sont proposés sauf avis contraire des ayant-droits, et dans ce cas seraient retirés.

Auteur : Sébastien BAZOU


Mise à jour effectuée le : 18 février 2014.
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